Le chef de l’opposition camerounaise, Issa Tchiroma, a démenti avoir tenu des discussions avec le gouvernement du président Paul Biya, rejetant les rumeurs de négociations suite à l’élection présidentielle contestée de l’année dernière.
M. Tchiroma, exilé en Gambie, maintient qu’il est le vainqueur légitime du scrutin d’octobre, qui a vu la réélection de M. Biya, âgé de 92 ans, pour un huitième mandat, prolongeant ainsi son règne entamé en 1982.
Les spéculations concernant un possible dialogue se sont intensifiées ces derniers jours, le président Biya ayant promis de nommer un nouveau gouvernement dans son discours de Nouvel An – nominations qui ne se sont toujours pas concrétisées. La porte-parole de M. Tchiroma, Alice Nkom, a cependant rejeté ces allégations, affirmant qu’il n’y aurait « aucune discussion, aucun compromis et aucune participation à un quelconque processus électoral ».
Dans un communiqué, M. Tchiroma a déclaré n’avoir jamais eu l’intention de négocier ce qu’il considère comme sa victoire électorale, ni avant ni après le scrutin.
Son parti, le Front pour le salut national du Cameroun, a également annoncé son boycott des prochaines élections législatives et municipales, arguant que leur participation légitimerait ce qu’il qualifie de fraudes électorales.
Cette impasse souligne les tensions politiques persistantes au Cameroun, où les groupes d’opposition continuent de contester la crédibilité du processus électoral et le pouvoir que le président Biya exerce depuis des décennies.




