Le Fonds monétaire international (FMI) a approuvé un nouveau versement de 261 millions de dollars américains pour l’Éthiopie, à l’issue du quatrième examen de la facilité élargie de crédit (FEC) de 48 mois accordée au pays.
Ces fonds permettront à l’Éthiopie de couvrir ses besoins en matière de balance des paiements et de budget, portant le total des décaissements du FMI au titre de ce programme à un peu plus de 2,18 milliards de dollars.
Selon le Fonds, l’économie éthiopienne affiche des performances supérieures aux prévisions, avec une forte croissance, des exportations en hausse, une amélioration du recouvrement des recettes et une augmentation des réserves de change, tandis que l’inflation continue de se modérer.
Le programme de la FEC, d’un montant total d’environ 3,4 milliards de dollars, vise à soutenir le programme de réformes économiques nationales de l’Éthiopie, qui a pour objectif de corriger les déséquilibres macroéconomiques et de jeter les bases d’une croissance tirée par le secteur privé.
Le FMI indique que l’Éthiopie a atteint tous ses principaux objectifs quantitatifs et la plupart de ses réformes structurelles. Toutefois, le budget fédéral pour l’exercice en cours s’est écarté des prévisions initiales, et les autorités se sont engagées à prendre de nouvelles mesures pour maîtriser le déficit et aligner les dépenses sur les objectifs du programme.
Le Fonds exhorte également l’Éthiopie à maintenir une politique monétaire restrictive afin de contenir l’inflation, à poursuivre les réformes du marché des changes et à accélérer la réforme fiscale et douanière pour élargir l’assiette fiscale.
Concernant la dette, le FMI salue les progrès accomplis dans le cadre du Cadre commun du G20, notamment la signature d’un mémorandum d’entente avec les créanciers officiels. Les discussions avec les bailleurs de fonds privés se poursuivent.
Dans une déclaration, le directeur général adjoint du FMI, Nigel Clarke, a indiqué que les réformes entreprises par les autorités en matière de change, de politique monétaire, de mobilisation des recettes et de réglementation financière produisent des « résultats encourageants », mais a souligné que le maintien de la dynamique des réformes demeure crucial pour la croissance à moyen terme et la réduction de la pauvreté en Éthiopie.




