Le gouvernement ghanéen a annoncé avoir versé 1,47 milliard de dollars américains en 2025 afin d’apurer d’importantes dettes du secteur énergétique. Selon les autorités, cette mesure rétablit la stabilité et la crédibilité internationale du système électrique du pays.
D’après le ministère des Finances, ces paiements comprennent 597,15 millions de dollars destinés à rétablir intégralement une garantie partielle de risque de la Banque mondiale, épuisée sous l’administration précédente. Cette garantie a été essentielle pour débloquer près de 8 milliards de dollars d’investissements privés pour le champ gazier offshore de Cape Three Points et le projet gazier de Sankofa.
Le Ghana a également réglé toutes ses factures de gaz impayées auprès de ses partenaires énergétiques ENI et Vitol, pour un montant d’environ 480 millions de dollars, et a effacé environ 393 millions de dollars de dettes héritées dues aux producteurs d’électricité indépendants, notamment aux principaux fournisseurs tels que Karpowership et Cenpower.
Selon les autorités, cet accord global, conclu dès la première année de mandat du président John Dramani Mahama, marque un tournant décisif pour le secteur de l’énergie après des années d’arriérés qui menaçaient la fiabilité de l’approvisionnement en électricité et la confiance des investisseurs. Les crédits budgétaires et les accords renégociés avec les partenaires en amont visent à assurer le paiement des échéances futures et à améliorer la production nationale de gaz.
Le gouvernement affirme que cet apurement de la dette met fin à une ère d’accumulation incontrôlée et jette les bases d’une fourniture d’énergie plus stable et d’une croissance économique.




