Le Royaume-Uni a dévoilé une nouvelle stratégie pour l’Afrique qui met l’accent sur le commerce et l’investissement plutôt que sur l’aide traditionnelle, s’inscrivant ainsi dans un mouvement mondial plus large, impulsé par les États-Unis et d’autres économies occidentales, en faveur de partenariats commerciaux sur le continent.
Le Royaume-Uni a lancé une nouvelle stratégie pour l’Afrique qui privilégie le commerce et l’investissement à l’aide traditionnelle.
La ministre britannique chargée de l’Afrique, Jenny Chapman, a déclaré que le Royaume-Uni abandonnait un modèle de donateur au profit d’un modèle axé sur la mobilisation de capitaux privés.
Cette stratégie prévoit également des mesures pour encourager des réformes de la dette mondiale en amont de la présidence britannique du G20 en 2027.
Cette initiative s’inscrit dans une volonté plus large des pays occidentaux d’approfondir leurs liens commerciaux avec l’Afrique dans un contexte d’incertitudes commerciales mondiales.
Lors du lancement de cette politique, la ministre britannique, Jenny Chapman, a déclaré que le Royaume-Uni « passait du rôle de donateur à celui d’investisseur », soulignant ainsi une priorité accrue accordée aux accords de partenariat économique et à la mobilisation de capitaux privés.
Cette stratégie intervient après une réduction de 40 % du budget de l’aide britannique cette année, une mesure qui a suscité des critiques, mais que les responsables justifient par la nécessité de dégager des ressources pour soutenir la croissance à long terme par le biais d’investissements.
Mme Chapman a déclaré que cette approche vise à mobiliser des financements privés pour les secteurs prioritaires identifiés par les gouvernements africains, notamment les infrastructures, l’énergie et le développement industriel.
Elle a ajouté que le Royaume-Uni profitera également de sa prochaine présidence du G20 en 2027 pour promouvoir des réformes de l’architecture de la dette mondiale, un problème qui pèse lourdement sur plusieurs économies africaines, confrontées à la hausse des coûts d’emprunt et à des marges de manœuvre budgétaires restreintes.
« L’objectif principal est d’accroître les capitaux privés pour les priorités de développement de l’Afrique », a déclaré Mme Chapman, soulignant le changement de cap par rapport à l’aide sous forme de subventions.
Cette politique constitue l’une des initiatives les plus importantes de Londres en faveur de l’Afrique depuis l’entrée en fonction du gouvernement actuel il y a plus d’un an. Elle intervient également dans un contexte d’incertitude accrue sur le commerce mondial, après des mois de décisions tarifaires instables de Washington qui ont perturbé les chaînes d’approvisionnement.
Après le Brexit, le Royaume-Uni s’est activement employé à nouer de nouvelles relations commerciales, et les marchés africains, en pleine expansion, jouent un rôle de plus en plus central dans cette stratégie.
De même, les États-Unis ont manifesté leur volonté d’approfondir leurs liens commerciaux, notamment dans les secteurs des minéraux critiques et de l’énergie, confirmant ainsi l’importance croissante de l’Afrique dans la stratégie économique mondiale.




