Le Ghana a expulsé trois citoyens israéliens après avoir accusé les autorités israéliennes de mauvais traitements et d’expulsion abusive de plusieurs Ghanéens arrivés à Tel Aviv la semaine dernière.
Cette mesure vise à signifier au Ghana qu’il ne tolérera pas ce qu’il considère comme un traitement injuste de ses ressortissants à l’étranger.
Dans un communiqué publié le 10 décembre, le ministère des Affaires étrangères a déclaré que les trois Ghanéens avaient été expulsés d’Israël « sans justification » et dans des conditions que le ministère a qualifiées d’inacceptables.
En réponse, les autorités d’Accra ont ordonné l’expulsion de trois Israéliens récemment arrivés du pays.
Le ministre ghanéen des Affaires étrangères a partagé l’annonce en ligne, affirmant que le gouvernement avait été « contraint » d’agir après les événements survenus à l’aéroport Ben Gourion d’Israël.
Il a ajouté que les deux parties s’efforçaient désormais de régler le différend par la voie diplomatique.
Le ministère a également confirmé que le chargé d’affaires israélien à Accra avait été convoqué pour des discussions, l’ambassadeur d’Israël étant alors à l’étranger.
Le Ghana a souligné que, si les relations avec Israël demeurent importantes, les visiteurs de pays amis doivent être traités avec le même respect que celui accordé aux citoyens ghanéens à l’étranger.
L’incident à l’origine de cette riposte s’est produit le 7 décembre, lorsqu’un groupe de Ghanéens se rendant en Israël, dont quatre membres d’une délégation parlementaire participant à une conférence sur la cybersécurité, ont été détenus à leur arrivée. Trois d’entre eux se sont ensuite vu refuser l’entrée sur le territoire et ont été renvoyés.
Le ministère ghanéen des Affaires étrangères avait auparavant critiqué le traitement réservé par Israël à ces voyageurs, le qualifiant de « traumatisant » et laissant entendre que les passagers avaient été pris pour cible.
En expulsant les trois Israéliens, le Ghana envoie un message clair : tout acte perçu comme un manque de respect envers ses citoyens se verra répondre fermement. Cet épisode représente désormais un nouveau défi pour les relations bilatérales, alors que les deux gouvernements s’efforcent d’apaiser les tensions.




