Une haute responsable des Nations Unies a appelé le Conseil de sécurité à soutenir les opérations de paix en tant qu’outils diplomatiques essentiels, avertissant qu’un « déficit de confiance » croissant entrave les efforts de résolution des conflits à travers le monde.
S’adressant au Conseil au nom de la Secrétaire générale adjointe aux affaires politiques et à la consolidation de la paix, Martha Ama Akyaa Pobee, Sous-Secrétaire générale des Nations Unies pour l’Afrique, a souligné que sans une unité renouvelée entre les acteurs internationaux, des solutions politiques durables dans les États fragiles pourraient rester hors de portée.
« Le déficit de confiance que nous constatons aujourd’hui n’existait pas lors de nombre de nos missions les plus réussies par le passé. Cette riche histoire doit être réexplorée et exploitée », a déclaré Mme Pobee au Conseil.
Elle a insisté sur le fait que les opérations de paix doivent être adaptées aux besoins des pays hôtes, tout en bénéficiant de leur pleine coopération. « Pour réussir, nos missions politiques doivent être à l’écoute des besoins de leur(s) État(s) hôte(s) et, inversement, bénéficier de leur soutien. La responsabilité de trouver des solutions politiques incombe aux acteurs nationaux », a-t-elle déclaré.
Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a annoncé qu’un examen complet des opérations de paix de l’ONU était actuellement en cours. Cet examen a été demandé par les États membres dans le cadre du Pacte pour l’avenir, adopté par les Nations Unies en septembre 2024.
À mesure que les missions de maintien de la paix évoluent, les responsables de l’ONU affirment que le rétablissement de la confiance, tant entre les nations qu’entre les missions et les populations locales, est essentiel pour rétablir la paix dans les régions touchées par les conflits.




