Pour Ian Duncun Onyango, vendeur de rue, cela fait partie de son activité. Il prépare des œufs durs et des smokies (saucisses fumées) pour les passants de Nairobi. Cela lui permet d’économiser de l’argent et d’augmenter ses profits.
Le four solaire local a été développé par l’entrepreneuse Carolyn Olang. Elle a vu une opportunité sur le marché pour une telle invention. En Afrique subsaharienne, environ 90 % de la population utilise du bois de chauffage et du charbon de bois. Au Kenya, environ 12 millions de foyers, soit environ 67 % de la population, cuisinent au bois de chauffage et au charbon de bois. Selon l’Organisation mondiale de la santé, cette méthode est associée à des problèmes de santé et au changement climatique.
La fumée dégagée par le charbon de bois et le bois de chauffage peut causer des problèmes de santé, et l’abattage des arbres pour le bois de chauffage et le charbon de bois contribue à la déforestation. Le four solaire est relativement simple à fabriquer : il se compose essentiellement de deux boîtes en bois, l’une plus petite que l’autre. Entre les deux se trouve une épaisse couche absorbant la chaleur, semblable à des feuilles de maïs. Par-dessus, une plaque de verre recouverte d’aluminium réfléchit la lumière dans la boîte où se déroule la cuisson.
Olang estime le coût de production à environ 3 500 Ksh (35 USD) et les vend 5 000 Ksh (50 USD) pour percer sur le marché. Elle explique que l’énergie solaire est gratuite, que le four ne produit pas de fumée et qu’il contribue à la lutte contre le changement climatique. Cependant, Olang admet quelques inconvénients. « L’inconvénient est que pendant la saison des pluies, on ne peut pas l’utiliser car on ne peut pas le mettre dehors, et le soleil ne brille pas tout le temps. Mais quand on sait qu’en Afrique, le temps est souvent ensoleillé, je pense que c’est une bonne alternative aux méthodes traditionnelles de cuisson au bois et au charbon de bois, utilisées par la plupart des ménages », explique-t-elle.
À l’échelle mondiale, environ 2,5 milliards de personnes cuisinent en utilisant du bois de chauffage et du charbon de bois comme principale source d’énergie, ce qui constitue une cause majeure du changement climatique et de la pollution.