{"id":313,"date":"2020-08-18T17:16:16","date_gmt":"2020-08-18T17:16:16","guid":{"rendered":"https:\/\/qiraatafrican.com\/fr\/?p=313"},"modified":"2022-01-29T17:20:22","modified_gmt":"2022-01-29T17:20:22","slug":"60e-anniversaire-de-lindependance-lexception-gabonaise","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/qiraatafrican.com\/fr\/313\/60e-anniversaire-de-lindependance-lexception-gabonaise\/","title":{"rendered":"60e anniversaire de l&rsquo;ind\u00e9pendance : l&rsquo;exception gabonaise"},"content":{"rendered":"<p>Par <strong>Le Point Afrique<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Alors que plusieurs pays d&rsquo;<a class=\"surligner\" href=\"https:\/\/www.lepoint.fr\/tags\/afrique\" data-cke-saved-href=\"https:\/\/www.lepoint.fr\/tags\/afrique\" data-cke-saved- target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Afrique<\/a>\u00a0c\u00e9l\u00e8brent cette ann\u00e9e le 60e\u00a0anniversaire de leur ind\u00e9pendance, l&rsquo;\u00e9pid\u00e9mie de coronavirus est quelque peu venue g\u00e2cher la f\u00eate. Ce lundi 17\u00a0ao\u00fbt, le\u00a0<a class=\"surligner\" href=\"https:\/\/www.lepoint.fr\/tags\/gabon\" data-cke-saved-href=\"https:\/\/www.lepoint.fr\/tags\/gabon\" data-cke-saved- target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Gabon<\/a>\u00a0devait vibrer au rythme de son traditionnel d\u00e9fil\u00e9, mais, en lieu et place, le gouvernement a pr\u00e9vu une plus sobre\u00a0c\u00e9r\u00e9monie de prise d&rsquo;armes dans l&rsquo;enceinte du palais pr\u00e9sidentiel. L&rsquo;occasion pour le chef de l&rsquo;\u00c9tat\u00a0<a class=\"surligner\" href=\"https:\/\/www.lepoint.fr\/tags\/ali-bongo\" data-cke-saved-href=\"https:\/\/www.lepoint.fr\/tags\/ali-bongo\" data-cke-saved- target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Ali Bongo Ondimba<\/a>\u00a0de prendre la parole et de dresser un bilan d&rsquo;\u00e9tape de ces\u00a0dix derni\u00e8res ann\u00e9es. Un discours tr\u00e8s attendu alors que les m\u00e9contentements montent au sein de la population. Les Gabonais r\u00e9clament\u00a0routes, emplois, infrastructures, h\u00f4pitaux, bref, presque tout. Et pourtant, ce petit pays d&rsquo;Afrique centrale conna\u00eet une histoire singuli\u00e8re avec l&rsquo;ancien colonisateur, la\u00a0<a class=\"surligner\" href=\"https:\/\/www.lepoint.fr\/tags\/france\" data-cke-saved-href=\"https:\/\/www.lepoint.fr\/tags\/france\" data-cke-saved- target=\"_blank\" rel=\"noopener\">France<\/a>. Le Gabon n&rsquo;est pas une colonie comme les autres, il est devenu fran\u00e7ais d\u00e8s\u00a01838\u00a0apr\u00e8s la signature d&rsquo;un trait\u00e9 entre la France et un souverain\u00a0de l&rsquo;estuaire du Gabon, Antchuw\u00e8 Kow\u00e8 Rapontchombo, dit le \u00ab\u00a0<em>roi Denis<\/em>\u00a0\u00bb. Sa capitale\u00a0<a class=\"underline\" title=\"\" href=\"https:\/\/www.lepoint.fr\/afrique\/gabon-ali-bongo-une-reelection-compliquee-31-08-2016-2065051_3826.php\" data-cke-saved-href=\"https:\/\/www.lepoint.fr\/afrique\/gabon-ali-bongo-une-reelection-compliquee-31-08-2016-2065051_3826.php\" data-cke-saved- target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Libreville<\/a>\u00a0est fond\u00e9e en\u00a01849\u00a0par des esclaves lib\u00e9r\u00e9s sur le mod\u00e8le de Freetown en\u00a0<a class=\"surligner\" href=\"https:\/\/www.lepoint.fr\/tags\/sierra-leone\" data-cke-saved-href=\"https:\/\/www.lepoint.fr\/tags\/sierra-leone\" data-cke-saved- target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Sierra Leone<\/a>.<\/p>\n<h3>Des d\u00e9buts h\u00e9sitants\u2026<\/h3>\n<p>Le Gabon fait aussi figure d&rsquo;exception parmi les colonies fran\u00e7aises en raison de son sous-sol riche en ressources min\u00e9rales, or, diamant, mangan\u00e8se, bois, et \u00e0 cette \u00e9poque d\u00e9bute l&rsquo;exploitation p\u00e9troli\u00e8re, etc. Les hommes politiques gabonais r\u00eavent d&rsquo;exploiter tout ce potentiel pour transformer leur pays, ils apportent donc tout leur soutien \u00e0 la puissance coloniale. Jusqu&rsquo;\u00e0 un certain point. Le moment de bascule intervient lorsqu&rsquo;une partie importante des revenus du pays est redirig\u00e9e vers Brazzaville, la capitale de l&rsquo;Afrique-\u00c9quatoriale fran\u00e7aise, AEF, et sert aux d\u00e9penses communes.<\/p>\n<p>C&rsquo;est sous l&rsquo;impulsion de L\u00e9on Mba \u2013 vice-pr\u00e9sident du gouvernement du Gabon et\u00a0partisan d&rsquo;un\u00a0double patriotisme \u2013 que les premiers clivages voient le jour. \u00ab\u00a0Nous ne trahissons pas nos voisins africains, mais nous en avons assez de travailler pour les autres. Nous n&rsquo;acceptons pas de voir Brazzaville devenir une ville-champignon avec notre argent, alors que nous n&rsquo;avons pas de routes ni d&rsquo;infrastructures. De m\u00eame, nous n&rsquo;acceptons pas non plus de voir certains organismes administratifs \u201cf\u00e9d\u00e9raux\u201d\u00a0entraver notre d\u00e9veloppement \u00e9conomique, alors que leur r\u00f4le devrait \u00eatre de le favoriser\u00a0\u00bb, affirmait-il dans ce discours de juillet\u00a01958 qui fera date avant d&rsquo;ajouter\u00a0: \u00ab\u00a0Si ces man\u0153uvres continuent, le Gabon ripostera. [\u2026] Il d\u00e9noncera son appartenance \u00e0 l&rsquo;AEF et demandera imm\u00e9diatement \u00e0 se lier \u00e0 la m\u00e9tropole, car nous aimons la m\u00e9tropole.\u00a0\u00bb\u00a0Depuis le 30\u00a0janvier 1944, sous l&rsquo;impulsion du g\u00e9n\u00e9ral de Gaulle, le Gabon comme beaucoup d&rsquo;autres pays africains a entam\u00e9 sa marche vers l&rsquo;ind\u00e9pendance par le biais de la conf\u00e9rence franco-africaine de Brazzaville. Ce n&rsquo;est que seize ans plus tard que la souverainet\u00e9 internationale deviendra une r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n<p>D\u00e8s la d\u00e9colonisation, le Gabon se distingue donc des autres pays d&rsquo;Afrique francophones\u00a0: selon plusieurs historiens, le pr\u00e9sident L\u00e9on Mba r\u00e9clamait donc la d\u00e9partementalisation, statut dont jouissaient\u00a0la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique ou encore La R\u00e9union. D&rsquo;apr\u00e8s plusieurs t\u00e9moins, L\u00e9on Mba sugg\u00e9rait l&rsquo;introduction au bas du drapeau tricolore (vert, jaune et bleu) d&rsquo;un petit bout du drapeau fran\u00e7ais. L&rsquo;ind\u00e9pendance de\u00a01960\u00a0est finalement impos\u00e9e par Paris. En f\u00e9vrier\u00a01961, L\u00e9on Mba devient pr\u00e9sident. Trois ans plus tard, il est d\u00e9pos\u00e9 lors d&rsquo;un coup d&rsquo;\u00c9tat, puis r\u00e9install\u00e9 au pouvoir gr\u00e2ce \u00e0 une intervention de l&rsquo;arm\u00e9e fran\u00e7aise. \u00ab\u00a0L&rsquo;imaginaire n\u00e9 de cet acte fondateur continue de hanter les rapports entre la France et le Gabon\u00a0\u00bb comme le paysage de la capitale, estime le sociologue-anthropologue gabonais Joseph Tonda, interrog\u00e9 par l&rsquo;AFP.<\/p>\n<h3>\u2026 au r\u00e8gne sans partage de la famille Bongo<\/h3>\n<p>En d\u00e9cembre\u00a01967, Albert-Bernard Bongo acc\u00e8de au pouvoir apr\u00e8s la mort de L\u00e9on Mba. Il instaure le r\u00e9gime du parti unique et dirige le Gabon avec son parti, le Parti d\u00e9mocratique gabonais (PDG), d&rsquo;une main de fer, profitant notamment de la manne du p\u00e9trole, dont l&rsquo;exploitation commence dans les ann\u00e9es 1960. En 1973, il devient\u00a0<a class=\"underline\" title=\"\" href=\"https:\/\/www.lepoint.fr\/monde\/le-mysterieux-magot-d-omar-16-09-2016-2068910_24.php\" data-cke-saved-href=\"https:\/\/www.lepoint.fr\/monde\/le-mysterieux-magot-d-omar-16-09-2016-2068910_24.php\" data-cke-saved- target=\"_blank\" rel=\"noopener\">El Hadj Omar Bongo<\/a>\u00a0apr\u00e8s sa conversion \u00e0 l&rsquo;islam, puis ajoutera Ondimba, le nom de son p\u00e8re, \u00e0 son patronyme en 2003. Seul candidat, il est \u00e9lu pr\u00e9sident en 1973,\u00a01979\u00a0et 1986, avec des r\u00e9sultats fr\u00f4lant les 100\u00a0%.<\/p>\n<p>De janvier \u00e0 avril\u00a01990, de graves troubles sociaux tournent \u00e0 l&rsquo;\u00e9meute. En mai, le principe du multipartisme est adopt\u00e9 apr\u00e8s une Conf\u00e9rence nationale, mais Omar Bongo va r\u00e9ussir \u00e0 remporter toutes les \u00e9lections pr\u00e9sidentielles (1993,\u00a01998\u00a0et 2005) face \u00e0 une opposition qu&rsquo;il parvient \u00e0 diviser ou \u00e0 rallier \u00e0 sa cause. Les scrutins ont \u00e9t\u00e9 soit contest\u00e9s soit suivis de violences.<\/p>\n<p>L&rsquo;id\u00e9e selon laquelle il est impossible de devenir pr\u00e9sident\u00a0<a class=\"underline\" title=\"\" href=\"https:\/\/www.lepoint.fr\/afrique\/gabon-et-l-empire-des-bongo-vacilla-18-09-2016-2069312_3826.php\" data-cke-saved-href=\"https:\/\/www.lepoint.fr\/afrique\/gabon-et-l-empire-des-bongo-vacilla-18-09-2016-2069312_3826.php\" data-cke-saved- target=\"_blank\" rel=\"noopener\">sans l&rsquo;aval de la France reste tr\u00e8s r\u00e9pandue au Gabon<\/a>. \u00ab\u00a0Et lorsque les opposants doivent s&rsquo;exiler, c&rsquo;est en France qu&rsquo;ils trouvent refuge\u00a0\u00bb, remarque le professeur Tonda.<\/p>\n<p>Il n&rsquo;y a qu&rsquo;\u00e0 regarder de plus pr\u00e8s l&rsquo;architecture de la capitale, depuis l&rsquo;a\u00e9roport, embranchement de droite\u00a0: le boulevard de l&rsquo;Ind\u00e9pendance s&rsquo;\u00e9tend le long du bord de mer jusqu&rsquo;au centre politique. Sur la gauche, la r\u00e9sidence de l&rsquo;ambassadeur de France est nich\u00e9e sur les hauteurs d&rsquo;un immense parc arbor\u00e9. Dans ce jardin tropical fran\u00e7ais, un bal grandiose est donn\u00e9 tous les 14\u00a0juillet. Verre de champagne \u00e0 la main, ministres influents comme opposant battu \u00e0 la pr\u00e9sidentielle s&rsquo;y pressent pour trinquer \u00e0 l&rsquo;amiti\u00e9 franco-gabonaise. Le domaine ferait presque de l&rsquo;ombre, cinq kilom\u00e8tres plus loin, au palais pr\u00e9sidentiel dor\u00e9 construit par Omar Bongo Ondimba, plac\u00e9 au pouvoir par la France en\u00a01967\u00a0et qui dirigea le pays durant 42\u00a0ans. \u00ab\u00a0Le Gabonais a une patrie, le Gabon, et une amie, la France\u00a0\u00bb, disait-il. Jusqu&rsquo;\u00e0 sa mort en 2009, il a \u00e9t\u00e9 l&rsquo;un des symboles de la Fran\u00e7afrique, l&rsquo;ensemble de relations politiques, d&rsquo;affaires parfois entach\u00e9es de scandales, nou\u00e9es par la France avec ses anciennes colonies.<\/p>\n<h3>Une pr\u00e9sence fran\u00e7aise toujours pr\u00e9sente<\/h3>\n<p>Retour \u00e0 l&rsquo;a\u00e9roport, embranchement \u00e0 gauche\u00a0: une muraille grise h\u00e9riss\u00e9e de barbel\u00e9s s&rsquo;\u00e9tire sur des kilom\u00e8tres. Bienvenue au Camp de Gaulle, l&rsquo;une des quatre bases militaires fran\u00e7aises en Afrique, avec pr\u00e8s de\u00a0400\u00a0soldats. \u00ab\u00a0La France au Gabon\u00a0? Ce n&rsquo;est plus ce que c&rsquo;\u00e9tait, nous n&rsquo;avons plus l&rsquo;influence que nous avions sous le p\u00e8re Bongo\u00a0\u00bb, temp\u00e8re une source s\u00e9curitaire fran\u00e7aise \u00e0 Libreville.<\/p>\n<p>\u00c0 la mort d&rsquo;Omar en 2009, son fils Ali lui succ\u00e8de et promet de mettre fin \u00e0 la relation quasiment exclusive avec l&rsquo;ancienne puissance coloniale. Une dizaine d&rsquo;ann\u00e9es plus tard, l&rsquo;Hexagone a perdu du terrain sur le plan \u00e9conomique au profit d&rsquo;investisseurs, principalement asiatiques, qui ont repris des secteurs strat\u00e9giques, comme l&rsquo;exploitation du bois ou la gestion du port, constate l&rsquo;analyste \u00e9conomique Mays Mouissi.<\/p>\n<p>Dans le quartier industriel, les immeubles et h\u00f4tels chinois ont pouss\u00e9 comme des champignons. Et en 2014, la Chine est devenue le premier partenaire commercial. \u00ab\u00a0Mais la Chine ne fait pas autant r\u00eaver que le pays de l&rsquo;ancien colonisateur\u00a0\u00bb, soutient Joseph Tonda.<\/p>\n<p>L&rsquo;ambassadeur de France, Philippe Auti\u00e9, \u00e9voque une \u00ab\u00a0profonde proximit\u00e9 culturelle\u00a0\u00bb. \u00ab\u00a0Cette parent\u00e9 est durable, car elle touche \u00e0 l&rsquo;histoire et \u00e0 l&rsquo;identit\u00e9 [&#8230;],\u00a0mais aussi parce qu&rsquo;elle est attendue et voulue par nos deux pays\u00a0\u00bb, ajoute-t-il.<\/p>\n<p>Dans les supermarch\u00e9s gabonais fr\u00e9quent\u00e9s par les plus ais\u00e9s, les produits fran\u00e7ais sont partout\u00a0: beurre, camembert, lait\u2026 \u00ab\u00a0La consommation du Gabon est li\u00e9e \u00e0 son histoire avec la France, car nous avons, h\u00e9las, une faible production gabonaise\u00a0\u00bb, affirme Alain Rempanot Mepiat, conseiller du PDG de Ceca-Gadis, le premier distributeur du pays, dont pr\u00e8s de 80\u00a0% des produits arrivent de France. L&rsquo;Hexagone reste le premier fournisseur du Gabon. Notamment pour la boisson\u00a0: bourgogne ou bordeaux, les bouteilles, de la piquette aux grands crus, remplissent des rayons entiers.<\/p>\n<h3>Loin des pr\u00e9occupations politiques, les Gabonais veulent des progr\u00e8s<\/h3>\n<p>Dans les \u00ab\u00a0matiti\u00a0\u00bb, les quartiers populaires, on pr\u00e9f\u00e8re la R\u00e9gab, bi\u00e8re locale mais brass\u00e9e par le groupe fran\u00e7ais Castel, pr\u00e9sent depuis les ann\u00e9es 1960.<\/p>\n<p>Dans ce labyrinthe de baraques d\u00e9labr\u00e9es, les paraboles Canal+\u00a0du fran\u00e7ais Bollor\u00e9 surmontent les toits de t\u00f4le. Touche rose bonbon dans ce paysage gris\u00e2tre\u00a0: les stands du PMUG, o\u00f9 se pressent les Gabonais \u00e9pris de paris hippiques.<\/p>\n<p>Propri\u00e9t\u00e9 de l&rsquo;homme d&rsquo;affaires corse Michel Tomi, le PMUG promet \u00ab\u00a0de changer de vie\u00a0\u00bb contre quelques francs CFA, en pariant sur les courses de Longchamp ou de Vincennes, en r\u00e9gion parisienne.<\/p>\n<p>Pour certains Gabonais, la pr\u00e9sence fran\u00e7aise \u00ab\u00a0agresse\u00a0\u00bb, comme le chante le c\u00e9l\u00e8bre rappeur Lord Ekomy Ndong, demandant\u00a0: \u00ab\u00a0\u00c0\u00a0quand une base militaire congolaise en plein Paris\u00a0?\u00a0\u00bb\u00a0Mais pour d&rsquo;autres,\u00a0<a class=\"underline\" title=\"\" href=\"https:\/\/www.lepoint.fr\/afrique\/gabon-derriere-l-accalmie-l-inquietude-05-09-2016-2066109_3826.php\" data-cke-saved-href=\"https:\/\/www.lepoint.fr\/afrique\/gabon-derriere-l-accalmie-l-inquietude-05-09-2016-2066109_3826.php\" data-cke-saved- target=\"_blank\" rel=\"noopener\">la relation franco-gabonaise importe peu<\/a>. \u00ab\u00a0La France, on s&rsquo;en fout, on veut se soigner et manger, on a d&rsquo;autres probl\u00e8mes\u00a0\u00bb, explique Mathilde, Librevilloise d&rsquo;une vingtaine d&rsquo;ann\u00e9es.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par Le Point Afrique &nbsp; Alors que plusieurs pays d&rsquo;Afrique\u00a0c\u00e9l\u00e8brent cette ann\u00e9e le 60e\u00a0anniversaire de leur ind\u00e9pendance, l&rsquo;\u00e9pid\u00e9mie de coronavirus est quelque peu venue g\u00e2cher la f\u00eate. Ce lundi 17\u00a0ao\u00fbt, le\u00a0Gabon\u00a0devait vibrer au rythme de son traditionnel d\u00e9fil\u00e9, mais, en lieu et place, le gouvernement a pr\u00e9vu une plus sobre\u00a0c\u00e9r\u00e9monie de prise d&rsquo;armes dans l&rsquo;enceinte [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"iawp_total_views":13,"jnews-multi-image_gallery":[],"jnews_single_post":{"source_name":"Le point","source_url":"","via_name":"","via_url":"","override_template":"1","override":[{"template":"1","single_blog_custom":"","parallax":"1","fullscreen":"1","layout":"right-sidebar","sidebar":"default-sidebar","second_sidebar":"default-sidebar","sticky_sidebar":"1","share_position":"top","share_float_style":"share-monocrhome","show_share_counter":"1","show_view_counter":"0","show_featured":"1","show_post_meta":"1","show_post_author":"0","show_post_author_image":"0","show_post_date":"1","post_date_format":"default","post_date_format_custom":"Y\/m\/d","show_post_category":"1","show_post_reading_time":"0","post_reading_time_wpm":"300","show_zoom_button":"0","zoom_button_out_step":"2","zoom_button_in_step":"3","show_post_tag":"1","show_prev_next_post":"0","show_popup_post":"0","number_popup_post":"1","show_author_box":"0","show_post_related":"1","show_inline_post_related":"1"}],"override_image_size":"0","image_override":[{"single_post_thumbnail_size":"crop-500","single_post_gallery_size":"crop-500"}],"trending_post":"0","trending_post_position":"meta","trending_post_label":"Trending","sponsored_post":"0","sponsored_post_label":"Sponsored by","sponsored_post_name":"","sponsored_post_url":"","sponsored_post_logo_enable":"0","sponsored_post_logo":"","sponsored_post_desc":""},"jnews_primary_category":{"id":""},"jnews_social_meta":{"fb_title":"","fb_description":"","fb_image":"","twitter_title":"","twitter_description":"","twitter_image":""},"jnews_override_counter":{"override_view_counter":"0","view_counter_number":"0","override_share_counter":"0","share_counter_number":"0","override_like_counter":"0","like_counter_number":"0","override_dislike_counter":"0","dislike_counter_number":"0"},"footnotes":""},"categories":[33,41],"tags":[104],"class_list":["post-313","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-etudes","category-afrique-centrale","tag-gabonaise"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/qiraatafrican.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/313","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/qiraatafrican.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/qiraatafrican.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/qiraatafrican.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/qiraatafrican.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=313"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/qiraatafrican.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/313\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/qiraatafrican.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=313"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/qiraatafrican.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=313"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/qiraatafrican.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=313"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}