{"id":19148,"date":"2026-10-18T06:30:27","date_gmt":"2026-10-18T06:30:27","guid":{"rendered":"https:\/\/qiraatafrican.com\/fr\/?p=19148"},"modified":"2026-10-18T06:30:27","modified_gmt":"2026-10-18T06:30:27","slug":"la-rdc-interdit-les-activites-de-13-partis-politiques-lies-a-joseph-kabila-lopposition-denonce-une-repression","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/qiraatafrican.com\/fr\/19148\/la-rdc-interdit-les-activites-de-13-partis-politiques-lies-a-joseph-kabila-lopposition-denonce-une-repression\/","title":{"rendered":"La RDC interdit les activit\u00e9s de 13 partis politiques li\u00e9s \u00e0 Joseph Kabila ; l\u2019opposition d\u00e9nonce une r\u00e9pression"},"content":{"rendered":"<p>Le gouvernement de la R\u00e9publique d\u00e9mocratique du Congo a interdit les activit\u00e9s de 13 partis politiques, dont le PPRD de l\u2019ancien pr\u00e9sident Joseph Kabila. Pr\u00e9sent\u00e9e comme une mesure de s\u00e9curit\u00e9 nationale, cette d\u00e9cision divise la classe politique et ravive le d\u00e9bat sur le pluralisme d\u00e9mocratique dans le pays. Entre un parti au pouvoir qui soutient la mesure, une opposition qui la condamne et des analystes qui s\u2019interrogent sur sa l\u00e9galit\u00e9, les r\u00e9actions sont vivement contrast\u00e9es.<\/p>\n<p>Le bras de fer politique entre Kinshasa et les partisans de Joseph Kabila a pris un nouveau tournant. Le jeudi 15 octobre, le ministre de l\u2019Int\u00e9rieur, Jacquemain Shabani, a annonc\u00e9 l\u2019interdiction des activit\u00e9s de 13 partis politiques, parmi lesquels le Parti du peuple pour la reconstruction et la d\u00e9mocratie (PPRD), qui a dirig\u00e9 le pays sous la pr\u00e9sidence de Joseph Kabila.<\/p>\n<p>La mesure vise \u00e9galement le parti Leadership et gouvernance pour le d\u00e9veloppement (LGD), dirig\u00e9 par Matata Ponyo ; le PISTE-E de Seth Kikuni ; ainsi que l\u2019Union pour la d\u00e9mocratie africaine (UDA) de Claudel Lubaya. Il revient aux gouverneurs de province de veiller \u00e0 l\u2019application de cette interdiction.<\/p>\n<p>Cette d\u00e9cision intervient dans un contexte de tensions politiques accrues, notamment apr\u00e8s la cr\u00e9ation \u00e0 Goma, dans l\u2019est de la RDC, du Front pour la refondation nationale (FRN) \u2014 un mouvement politico-militaire associ\u00e9 \u00e0 l\u2019ancien pr\u00e9sident Joseph Kabila. Dans ce climat, le gouvernement affirme vouloir emp\u00eacher les activit\u00e9s des partis concern\u00e9s, tandis que plusieurs figures de l\u2019opposition y voient une restriction de l\u2019espace politique.<\/p>\n<p>Le parti au pouvoir salue la d\u00e9cision<\/p>\n<p>La d\u00e9cision a \u00e9t\u00e9 accueillie favorablement par l\u2019Union pour la d\u00e9mocratie et le progr\u00e8s social (UDPS), le parti au pouvoir. Jean-Baptiste Katsongo, pr\u00e9sident f\u00e9d\u00e9ral du parti \u00e0 Butembo, dans la province du Nord-Kivu, estime que le gouvernement ne fait qu\u2019assumer sa responsabilit\u00e9 en mati\u00e8re de s\u00e9curit\u00e9 nationale.<\/p>\n<p>\u00ab Nous saluons cette d\u00e9cision, car elle rel\u00e8ve de la responsabilit\u00e9. Le minist\u00e8re de l\u2019Int\u00e9rieur est garant de la s\u00e9curit\u00e9 des citoyens congolais. \u00c0 ce titre, il doit prendre les d\u00e9cisions n\u00e9cessaires pour les prot\u00e9ger \u00bb, a-t-il d\u00e9clar\u00e9. Cette d\u00e9claration refl\u00e8te la position du camp au pouvoir, qui place la s\u00e9curit\u00e9 au c\u0153ur de la d\u00e9cision gouvernementale. En revanche, les partis vis\u00e9s par cette interdiction y voient une menace pour l\u2019expression politique et leur capacit\u00e9 \u00e0 faire entendre leurs revendications.<\/p>\n<p>Pour Bruno Mwitohero, pr\u00e9sident f\u00e9d\u00e9ral du LGD, cette mesure s\u2019inscrit dans un contexte de tensions plus larges li\u00e9es \u00e0 la gouvernance et \u00e0 l\u2019avenir institutionnel du pays. Il estime que les voix critiques \u00e0 l\u2019\u00e9gard du gouvernement risquent d\u2019\u00eatre marginalis\u00e9es.<\/p>\n<p>\u00ab Nous luttons contre des changements constitutionnels et contre la tyrannie qui s\u2019installe dans le pays. Nous ne pouvons pas rester les bras crois\u00e9s \u00bb, a-t-il d\u00e9clar\u00e9.<\/p>\n<p>M. Mwitohero a \u00e9galement remis en question le fonctionnement des institutions nationales. Il a affirm\u00e9 que certains parlementaires auraient \u00e9t\u00e9 corrompus et ne seraient plus en mesure de s\u2019exprimer librement. Selon lui, l\u2019interdiction de partis politiques risque de restreindre davantage l\u2019espace d\u00e9volu \u00e0 la contestation.<\/p>\n<p>Ses propos soulignent le foss\u00e9 grandissant entre le gouvernement et certaines composantes de l\u2019opposition, alors que le pays reste confront\u00e9 \u00e0 une crise s\u00e9curitaire persistante dans l\u2019est, sur fond de tensions politiques croissantes \u00e0 l\u2019\u00e9chelle nationale.<\/p>\n<p>Interrogations sur la l\u00e9galit\u00e9 et les libert\u00e9s d\u00e9mocratiques<\/p>\n<p>Au-del\u00e0 de la confrontation politique, cette d\u00e9cision soul\u00e8ve des questions quant \u00e0 son fondement juridique et \u00e0 ses r\u00e9percussions sur le pluralisme d\u00e9mocratique.<\/p>\n<p>D\u2019apr\u00e8s les informations disponibles, l\u2019annonce du minist\u00e8re de l\u2019Int\u00e9rieur ne pr\u00e9cise ni les motifs d\u00e9taill\u00e9s de cette interdiction, ni sa dur\u00e9e. Elle ne prononce pas non plus la dissolution formelle des partis concern\u00e9s.<\/p>\n<p>Guel Mamlaka, analyste politique ind\u00e9pendant, avertit que les cons\u00e9quences pourraient d\u00e9passer le seul cercle des dirigeants des partis vis\u00e9s. Les membres et les sympathisants pourraient, eux aussi, se sentir sanctionn\u00e9s, alors m\u00eame qu\u2019ils n\u2019ont pas n\u00e9cessairement \u00e9t\u00e9 impliqu\u00e9s dans les agissements reproch\u00e9s \u00e0 leurs responsables.<\/p>\n<p>\u00ab Cette d\u00e9cision risque de susciter de la frustration parmi les membres congolais de ces partis, qui ne sont pas forc\u00e9ment associ\u00e9s aux actes attribu\u00e9s \u00e0 leurs dirigeants \u00bb, souligne-t-il.<\/p>\n<p>M. Mamlaka pr\u00e9vient par ailleurs que cette mesure pourrait entra\u00eener des cons\u00e9quences impr\u00e9visibles sur le terrain et, potentiellement, exacerber les tensions dans un pays qui se revendique comme une d\u00e9mocratie.<\/p>\n<p>La question centrale est de savoir si les imp\u00e9ratifs s\u00e9curitaires invoqu\u00e9s par les autorit\u00e9s peuvent \u00eatre concili\u00e9s avec la protection des libert\u00e9s politiques et des principes d\u00e9mocratiques. L\u2019interdiction des activit\u00e9s d\u2019un parti ne \u00e9quivaut pas syst\u00e9matiquement \u00e0 sa dissolution ; la l\u00e9galit\u00e9 d\u2019une telle mesure doit \u00eatre \u00e9valu\u00e9e au regard des lois en vigueur et des voies de recours \u00e9ventuellement disponibles.<\/p>\n<p>Divisions croissantes au sein des alli\u00e9s de Kabila<\/p>\n<p>Cette d\u00e9cision a \u00e9galement des r\u00e9percussions au sein des cercles politiques gravitant autour de Joseph Kabila.<\/p>\n<p>Depuis l\u2019annonce de la cr\u00e9ation du FRN et l\u2019interdiction des activit\u00e9s du PPRD, plusieurs personnalit\u00e9s politiques ont pris leurs distances avec l\u2019ancien parti au pouvoir, r\u00e9v\u00e9lant des d\u00e9saccords quant \u00e0 la strat\u00e9gie \u00e0 adopter et \u00e0 la meilleure mani\u00e8re de poursuivre leur lutte politique.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le gouvernement de la R\u00e9publique d\u00e9mocratique du Congo a interdit les activit\u00e9s de 13 partis politiques, dont le PPRD de l\u2019ancien pr\u00e9sident Joseph Kabila. Pr\u00e9sent\u00e9e comme une mesure de s\u00e9curit\u00e9 nationale, cette d\u00e9cision divise la classe politique et ravive le d\u00e9bat sur le pluralisme d\u00e9mocratique dans le pays. Entre un parti au pouvoir qui soutient [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":19149,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"iawp_total_views":1,"jnews-multi-image_gallery":[],"jnews_single_post":{"format":"standard","override":[{"template":"1","parallax":"1","fullscreen":"1","layout":"right-sidebar","sidebar":"default-sidebar","second_sidebar":"default-sidebar","sticky_sidebar":"1","share_position":"topbottom","share_float_style":"share-monocrhome","show_share_counter":"1","show_featured":"1","show_post_meta":"1","show_post_author_image":"1","show_post_date":"1","post_date_format":"default","post_date_format_custom":"Y\/m\/d","show_post_category":"1","show_post_reading_time":"0","post_reading_time_wpm":"300","post_calculate_word_method":"str_word_count","show_zoom_button":"0","zoom_button_out_step":"2","zoom_button_in_step":"3","show_post_tag":"1","show_comment_section":"1","number_popup_post":"1","show_post_related":"1","show_inline_post_related":"1"}],"image_override":[{"single_post_thumbnail_size":"crop-500","single_post_gallery_size":"crop-500"}],"trending_post_position":"meta","trending_post_label":"Trending","sponsored_post_label":"Sponsored by","disable_ad":"0","source_name":"Africa News","subtitle":""},"jnews_primary_category":[],"jnews_social_meta":[],"jnews_override_counter":{"view_counter_number":"0","share_counter_number":"0","like_counter_number":"0","dislike_counter_number":"0"},"footnotes":""},"categories":[5],"tags":[],"class_list":["post-19148","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-politique-africaine"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/qiraatafrican.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/19148","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/qiraatafrican.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/qiraatafrican.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/qiraatafrican.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/qiraatafrican.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=19148"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/qiraatafrican.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/19148\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":19150,"href":"https:\/\/qiraatafrican.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/19148\/revisions\/19150"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/qiraatafrican.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/19149"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/qiraatafrican.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=19148"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/qiraatafrican.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=19148"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/qiraatafrican.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=19148"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}