{"id":18654,"date":"2026-08-09T16:53:14","date_gmt":"2026-08-09T16:53:14","guid":{"rendered":"https:\/\/qiraatafrican.com\/fr\/?p=18654"},"modified":"2026-08-09T16:53:14","modified_gmt":"2026-08-09T16:53:14","slug":"les-cooperatives-comme-pilier-des-strategies-de-developpement-local-en-afrique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/qiraatafrican.com\/fr\/18654\/les-cooperatives-comme-pilier-des-strategies-de-developpement-local-en-afrique\/","title":{"rendered":"Les coop\u00e9ratives comme pilier des strat\u00e9gies de d\u00e9veloppement local en Afrique"},"content":{"rendered":"<p>Longtemps rel\u00e9gu\u00e9es au second plan par des mod\u00e8les \u00e9conomiques centralis\u00e9s ou ultra-lib\u00e9raux, les coop\u00e9ratives incarnent une \u00ab quatri\u00e8me voie \u00bb de d\u00e9veloppement, d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment ignor\u00e9e par les grandes institutions financi\u00e8res internationales. Pourtant, face \u00e0 l\u2019\u00e9chec croissant des politiques n\u00e9olib\u00e9rales \u00e0 r\u00e9pondre aux besoins fondamentaux des populations d\u2019Afrique subsaharienne, ces organisations connaissent un regain d\u2019int\u00e9r\u00eat. En effet, depuis la chute du bloc sovi\u00e9tique, l\u2019Occident a impos\u00e9 des programmes de d\u00e9veloppement qui, en ignorant syst\u00e9matiquement les solutions locales, ont souvent aggrav\u00e9 les d\u00e9pendances structurelles.<\/p>\n<p>Les coop\u00e9ratives, lorsqu\u2019elles sont sainement gouvern\u00e9es, constituent aujourd\u2019hui une pierre angulaire des strat\u00e9gies de d\u00e9veloppement local. Par leurs m\u00e9thodes participatives, elles permettent aux groupes d\u00e9favoris\u00e9s et marginalis\u00e9s de renforcer leur r\u00e9silience face aux chocs \u00e9conomiques et sanitaires, tout en favorisant une autonomie r\u00e9elle. Historiquement associ\u00e9es \u00e0 la lutte contre la pauvret\u00e9 et \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire, elles jouent \u00e9galement un r\u00f4le cl\u00e9 dans l\u2019organisation de la production et l\u2019acc\u00e8s aux march\u00e9s, r\u00e9duisant par l\u00e0 m\u00eame la d\u00e9pendance aux acteurs \u00e9trangers et consolidant la souverainet\u00e9 \u00e9conomique des territoires.<\/p>\n<p>Cet article propose une analyse approfondie du ph\u00e9nom\u00e8ne coop\u00e9ratif en Afrique subsaharienne, en d\u00e9clinant ses fondements conceptuels, son potentiel unique, les obstacles rencontr\u00e9s et ses perspectives d\u2019avenir, \u00e0 travers quatre axes principaux :<\/p>\n<ol>\n<li>Approche et concept des coop\u00e9ratives, Une structure hybride, ni \u00e9tatique ni capitaliste, r\u00e9gie par le principe d\u00e9mocratique \u00ab une personne, une voix \u00bb.<\/li>\n<li>La coop\u00e9ration philanthropique en Afrique et son potentiel distinctif, une tradition revisit\u00e9e \u00e0 l\u2019aune des besoins contemporains.<\/li>\n<li>Les coop\u00e9ratives comme vecteur clair de d\u00e9veloppement en Afrique subsaharienne \u2013 Leur r\u00f4le dans l\u2019autonomisation locale et la r\u00e9duction des vuln\u00e9rabilit\u00e9s.<\/li>\n<li>D\u00e9fis et perspectives du travail coop\u00e9ratif dans la r\u00e9gion, Gouvernance, financement, formation et insertion dans les cha\u00eenes de valeur.<\/li>\n<\/ol>\n<h2>Premi\u00e8re partie\u00a0: Coop\u00e9ratives : fondements et cadre conceptuel<\/h2>\n<p>Les coop\u00e9ratives se distinguent fondamentalement des autres formes d\u2019organisation sociale par leur gouvernance et leur finalit\u00e9. Elles sont d\u00e9finies comme des groupements primaires de personnes g\u00e9rant collectivement leurs int\u00e9r\u00eats \u00e9conomiques selon des principes d\u00e9mocratiques, o\u00f9 chaque membre dispose d\u2019une voix, ind\u00e9pendamment de sa part dans le capital social, soit le principe fondateur : <strong>une personne, une voix<\/strong>.<\/p>\n<p>Le pr\u00e9curseur de ce mouvement, Robert Owen (1771-1858), a pos\u00e9 les jalons d\u2019une \u00e9conomie sociale et solidaire avant l\u2019heure. C\u2019est toutefois le 15 ao\u00fbt 1844 que la premi\u00e8re coop\u00e9rative moderne vit le jour \u00e0 Rochdale, en Angleterre, sous l\u2019impulsion de 28 travailleurs (dont une femme) r\u00e9unissant un capital de 28 livres sterling. Les \u00ab principes de Rochdale \u00bb, qui en ont d\u00e9coul\u00e9, ont essaim\u00e9 \u00e0 travers le monde, devenant la matrice d\u2019un mod\u00e8le universel.<\/p>\n<p>Contrairement \u00e0 l\u2019entreprise priv\u00e9e, mue par la recherche du profit, ou aux projets gouvernementaux, souvent normatifs et descendants, l\u2019approche coop\u00e9rative est guid\u00e9e par la satisfaction de besoins partag\u00e9s, ceux du consommateur comme ceux du producteur, dans une logique d\u2019utilisation rationnelle des ressources. Elle permet ainsi de r\u00e9pondre \u00e0 davantage de besoins avec des moyens limit\u00e9s. Ce faisant, elle incarne une promesse d\u00e9veloppementaliste d\u2019autant plus pr\u00e9cieuse qu\u2019elle peut s\u2019adapter \u00e0 des contextes de tr\u00e8s faible densit\u00e9 \u00e9conomique, l\u00e0 o\u00f9 l\u2019\u00c9tat n\u2019a pas les moyens d\u2019intervenir et o\u00f9 le secteur priv\u00e9, par manque de rentabilit\u00e9, se retire.<\/p>\n<p>De plus, l&rsquo;approche coop\u00e9rative est celle qui se rapproche le plus du d\u00e9veloppement durable. Une coop\u00e9rative repose sur la mise en commun de petits efforts et de capitaux limit\u00e9s au sein d&rsquo;une grande entit\u00e9 coop\u00e9rative qui utilise ces efforts et ces fonds sans renoncer \u00e0 la propri\u00e9t\u00e9 priv\u00e9e. Ceci permet de b\u00e9n\u00e9ficier des avantages de la production \u00e0 grande \u00e9chelle et des \u00e9conomies d&rsquo;\u00e9chelle malgr\u00e9 de faibles contributions, \u00e9liminant ainsi le besoin d&rsquo;\u00e9pargner suffisamment pour cr\u00e9er des coop\u00e9ratives. Puisque les coop\u00e9ratives sont fond\u00e9es sur une approche de satisfaction des besoins, elles se concentrent initialement sur l&rsquo;accumulation de capital humain. Par cons\u00e9quent, l&rsquo;\u00e9ducation et la formation sont des principes coop\u00e9ratifs fondamentaux, fournissant aux individus l&rsquo;un des atouts humains les plus pr\u00e9cieux\u00a0: le savoir. La satisfaction des besoins, qui conduit \u00e0 une utilisation rationnelle des ressources, augmente le revenu r\u00e9el des individus, constituant ainsi le deuxi\u00e8me volet du d\u00e9veloppement humain. Un revenu plus \u00e9lev\u00e9 permet \u00e9galement d&rsquo;accro\u00eetre les d\u00e9penses de sant\u00e9, ce qui repr\u00e9sente le troisi\u00e8me volet de ce d\u00e9veloppement.<\/p>\n<p>En outre, ce mod\u00e8le pr\u00e9serve l&rsquo;environnement et respecte les droits des g\u00e9n\u00e9rations futures aux ressources et au d\u00e9veloppement rural. Selon ce mod\u00e8le de d\u00e9veloppement coop\u00e9ratif, contrairement \u00e0 d&rsquo;autres associations, les membres contribuent par leurs efforts et leurs ressources financi\u00e8res, et le d\u00e9veloppement se r\u00e9alise ainsi \u00e0 partir de la base, gr\u00e2ce aux projets que ces coop\u00e9ratives jugent n\u00e9cessaires. Ces projets d\u00e9butent par ceux qui g\u00e9n\u00e8rent des revenus (coop\u00e9ratives agricoles, coop\u00e9ratives d&rsquo;artisans et de p\u00eacheurs, et coop\u00e9ratives de femmes), ceux qui permettent la consommation (coop\u00e9ratives de biens et services, et coop\u00e9ratives d&rsquo;habitation), ou ceux qui dispensent des connaissances et des comp\u00e9tences (associations de services \u00e9ducatifs). Ils favorisent \u00e9galement le d\u00e9veloppement politique en instaurant la d\u00e9mocratie au sein des diff\u00e9rentes unit\u00e9s de la structure coop\u00e9rative.<\/p>\n<p>Selon l&rsquo;Alliance coop\u00e9rative internationale\u00a0: \u00ab\u00a0Les coop\u00e9ratives sont centr\u00e9es sur les personnes, d\u00e9tenues collectivement, g\u00e9r\u00e9es d\u00e9mocratiquement et administr\u00e9es par leurs membres afin de r\u00e9pondre \u00e0 leurs besoins et aspirations \u00e9conomiques, sociaux et culturels communs. En tant qu&rsquo;organisations fond\u00e9es sur des valeurs et des principes, elles promeuvent la justice et l&rsquo;\u00e9galit\u00e9, permettant aux individus de cr\u00e9er des entreprises durables qui g\u00e9n\u00e8rent des emplois \u00e0 long terme et contribuent \u00e0 la prosp\u00e9rit\u00e9.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>L&rsquo;Alliance d\u00e9finit une coop\u00e9rative comme \u00ab\u00a0une association ind\u00e9pendante d&rsquo;individus volontairement unis pour r\u00e9pondre \u00e0 leurs besoins et aspirations sociaux, \u00e9conomiques et culturels communs par le biais d&rsquo;une entreprise d\u00e9tenue collectivement et g\u00e9r\u00e9e d\u00e9mocratiquement.\u00a0\u00bb [2] Une coop\u00e9rative se distingue d&rsquo;un organisme social professionnel, dont la mission est de d\u00e9fendre les int\u00e9r\u00eats de ses membres, ou d&rsquo;une association de d\u00e9veloppement communautaire, dont les activit\u00e9s sont similaires \u00e0 celles d&rsquo;un groupe de pression.<\/p>\n<p>Une caract\u00e9ristique essentielle d&rsquo;une coop\u00e9rative est l&rsquo;engagement mutuel de chaque membre. Chaque membre est responsable du maintien de son identit\u00e9 ind\u00e9pendante en tant qu&rsquo;association de personnes exer\u00e7ant une activit\u00e9 priv\u00e9e \u00e0 but purement \u00e9conomique. [3]<\/p>\n<p>Le terme \u00ab\u00a0fonds\u00a0\u00bb d\u00e9signe une entit\u00e9 cr\u00e9\u00e9e par au moins trois acteurs ind\u00e9pendants, dont au moins un philanthrope ou une organisation caritative. Ces fonds poursuivent une vision et une strat\u00e9gie communes pour g\u00e9n\u00e9rer un impact social, en mutualisant leurs ressources et en s&rsquo;appuyant sur des m\u00e9canismes de gouvernance pr\u00e9\u00e9tablis. Souvent, outre l&rsquo;octroi de subventions, les fonds coop\u00e9ratifs s&#8217;emploient \u00e0 renforcer les capacit\u00e9s et les r\u00e9seaux des b\u00e9n\u00e9ficiaires, ce qui profite au secteur et \u00e0 l&rsquo;\u00e9cosyst\u00e8me dans son ensemble. Alternative plus sophistiqu\u00e9e \u00e0 la philanthropie traditionnelle, les fonds coop\u00e9ratifs excellent g\u00e9n\u00e9ralement dans l&rsquo;allocation des ressources aux acteurs locaux (ceux qui poss\u00e8dent une exp\u00e9rience et une connaissance approfondie du terrain) et aux communaut\u00e9s locales.<\/p>\n<p>Face \u00e0 l&rsquo;accumulation de preuves d\u00e9montrant l&rsquo;efficacit\u00e9 et la participation accrues des coop\u00e9ratives, leur attrait grandissant s&rsquo;explique par une prise de conscience croissante, au sein du secteur philanthropique, du pouvoir de la proximit\u00e9 et de la confiance envers les acteurs les plus proches du probl\u00e8me pour concevoir et mettre en \u0153uvre des solutions \u00e0 fort impact. [4] Les coop\u00e9ratives sont g\u00e9r\u00e9es par les producteurs, les utilisateurs ou les travailleurs selon le principe \u00ab un membre, une voix \u00bb. Ce sont des organisations communautaires, g\u00e9r\u00e9es de mani\u00e8re participative, o\u00f9 les membres sont \u00e0 la fois contributeurs et b\u00e9n\u00e9ficiaires. Contrairement aux organisations caritatives, les coop\u00e9ratives reposent sur la dignit\u00e9, l&rsquo;entraide et la durabilit\u00e9. Elles r\u00e9ussissent l\u00e0 o\u00f9 les organisations caritatives \u00e9chouent et se caract\u00e9risent par\u00a0:<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Propri\u00e9t\u00e9 et participation<\/strong> : Les coop\u00e9ratives sont g\u00e9r\u00e9es par et pour leurs membres. Partage des b\u00e9n\u00e9fices et inclusion \u00e9conomique : Les exc\u00e9dents sont r\u00e9investis ou partag\u00e9s entre les membres.<\/li>\n<\/ul>\n<ul>\n<li><strong>R\u00e9silience<\/strong>\u00a0: Les coop\u00e9ratives s&rsquo;adaptent aux conditions locales, s&rsquo;alignent sur la culture locale et r\u00e9sistent aux manipulations politiques.<\/li>\n<li><strong>D\u00e9veloppement des comp\u00e9tences et cr\u00e9ation d&#8217;emplois<\/strong>\u00a0: Elles cr\u00e9ent des \u00e9conomies internes, des cha\u00eenes de valeur et des opportunit\u00e9s d&#8217;emploi.<\/li>\n<li><strong>Transparence et responsabilit\u00e9<\/strong>\u00a0: Les membres disposent de droits de vote et de contr\u00f4le.<\/li>\n<li><strong>Approbation de l&rsquo;ONU<\/strong>\u00a0: Les coop\u00e9ratives sont officiellement reconnues pour leur contribution au d\u00e9veloppement durable.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Dans son rapport de 2010 intitul\u00e9 \u00ab\u00a0Les coop\u00e9ratives au service du d\u00e9veloppement social\u00a0\u00bb, l&rsquo;Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale des Nations Unies affirme\u00a0: \u00ab\u00a0Les coop\u00e9ratives ont d\u00e9montr\u00e9 leur efficacit\u00e9 pour r\u00e9duire la pauvret\u00e9, cr\u00e9er des emplois et favoriser l&rsquo;inclusion sociale \u00bb.\u00a0 (R\u00e9solution 64\/136, 2010). En 2012, l&rsquo;ONU a proclam\u00e9 l&rsquo;Ann\u00e9e internationale des coop\u00e9ratives, reconnaissant ainsi leur contribution au \u00ab d\u00e9veloppement social et \u00e9conomique, et notamment \u00e0 la r\u00e9duction de la pauvret\u00e9, \u00e0 la cr\u00e9ation d&#8217;emplois et \u00e0 l&rsquo;inclusion sociale \u00bb [5].<\/p>\n<p><strong>Deuxi\u00e8mement\u00a0<\/strong>: La coop\u00e9ration philanthropique en Afrique et son potentiel unique<\/p>\n<p>Au cours des deux derni\u00e8res d\u00e9cennies, la coop\u00e9ration philanthropique a connu une croissance constante en Afrique, les donateurs \u00e9tant de plus en plus conscients de la n\u00e9cessit\u00e9 de collaborer \u00e0 la r\u00e9alisation d&rsquo;objectifs communs. Aujourd&rsquo;hui, des donateurs africains et non africains participent \u00e0 plus de 130 projets de coop\u00e9ration, pour la plupart multilat\u00e9raux, impliquant un ensemble de gouvernements, d&rsquo;entreprises et d&rsquo;organisations \u00e0 but non lucratif. L&rsquo;int\u00e9r\u00eat croissant pour la collaboration t\u00e9moigne du potentiel d&rsquo;impact accru lorsque les bailleurs de fonds mettent en commun leurs ressources de mani\u00e8re novatrice pour s&rsquo;attaquer aux probl\u00e8mes li\u00e9s \u00e0 l&rsquo;\u00e9ducation, la sant\u00e9, le climat, le d\u00e9veloppement, et bien d&rsquo;autres.<\/p>\n<p>Sur les 131 projets de collaboration philanthropique, 73 se concentrent exclusivement sur l&rsquo;Afrique, et tous, sauf trois, ont \u00e9t\u00e9 mis en place depuis 2000. On les d\u00e9signe sous l&rsquo;appellation de \u00ab collaborations africaines \u00bb. De mani\u00e8re significative, les bailleurs de fonds africains \u2013 dont le si\u00e8ge social se trouve sur le continent \u2013 \u200b\u200bprivil\u00e9gient les projets de collaboration africains, dont les budgets sont en moyenne bien inf\u00e9rieurs \u00e0 ceux des collaborations internationales\u00a0: 60\u00a0% des projets de collaboration africains disposent d&rsquo;un budget inf\u00e9rieur \u00e0 10\u00a0millions de dollars, tandis que 70\u00a0% des projets de collaboration internationale ont un budget annuel sup\u00e9rieur \u00e0 10\u00a0millions de dollars.<\/p>\n<p>La collaboration s&rsquo;inscrit dans un continuum de coordination, allant de la communication informelle et du partage de connaissances aux initiatives formelles de lev\u00e9e de fonds et de cr\u00e9ation de partenariats pour atteindre des r\u00e9sultats pr\u00e9cis. Par cons\u00e9quent, ces projets sont affin\u00e9s en identifiant ceux qui sont co-cr\u00e9\u00e9s par au moins trois acteurs ind\u00e9pendants, dont au moins une organisation caritative, et qui visent \u00e0 r\u00e9aliser une vision et une strat\u00e9gie communes d&rsquo;impact social gr\u00e2ce \u00e0 des ressources partag\u00e9es et des m\u00e9canismes de gouvernance pr\u00e9d\u00e9finis. Ces partenariats sont appel\u00e9s \u00ab projets collaboratifs \u00bb.<\/p>\n<p>Cette d\u00e9finition s&rsquo;applique \u00e0 41 projets collaboratifs africains et \u00e0 34 projets collaboratifs mondiaux, ce qui repr\u00e9sente 75 projets collaboratifs formels et structur\u00e9s. Huit des 41 projets collaboratifs africains sont financ\u00e9s exclusivement par des sources africaines, douze d\u00e9pendent enti\u00e8rement de bailleurs de fonds non africains et les autres re\u00e7oivent des financements provenant \u00e0 la fois de sources africaines et non africaines.<\/p>\n<p>Quelle que soit la source de financement, les projets collaboratifs africains partagent d&rsquo;importantes caract\u00e9ristiques op\u00e9rationnelles. Surtout, nombre d&rsquo;entre eux cherchent \u00e0 collaborer avec les gouvernements en tant que partenaires strat\u00e9giques.<\/p>\n<p>\u00c0 l&rsquo;avenir, tout porte \u00e0 croire que la collaboration se d\u00e9veloppera consid\u00e9rablement, notamment parce que les gouvernements africains accueillent favorablement les partenariats philanthropiques. De plus, le nombre de philanthropes africains augmente parall\u00e8lement \u00e0 la croissance de la richesse sur le continent.<\/p>\n<p>L&rsquo;Afrique compte aujourd&rsquo;hui 23 milliardaires et 138\u00a0000 millionnaires, et ce dernier chiffre devrait augmenter de 42 % au cours de la prochaine d\u00e9cennie. Si la collaboration entre les donateurs africains est susceptible de continuer \u00e0 cro\u00eetre en nombre et en ambition, sa r\u00e9alisation n\u00e9cessitera des efforts concert\u00e9s de la part de toutes les parties prenantes.<\/p>\n<p><strong>Troisi\u00e8mement <\/strong>: Les coop\u00e9ratives en Afrique subsaharienne\u2026une voie claire vers le d\u00e9veloppement<\/p>\n<p>L\u2019Alliance coop\u00e9rative internationale indique que les coop\u00e9ratives emploient plus de 280 millions de personnes dans le monde, soit 10 % de l\u2019emploi mondial. Au Kenya, elles desservent plus de 63 % de la population et contribuent \u00e0 hauteur de 43 % au PIB. En \u00c9thiopie, elles soutiennent plus de 11 millions d\u2019agriculteurs en mati\u00e8re de production et d\u2019acc\u00e8s aux march\u00e9s, et au Nig\u00e9ria, elles interviennent dans les secteurs du logement, de l\u2019\u00e9pargne et de l\u2019agriculture. [6]<\/p>\n<p>Le Kenya est l\u2019un des pays poss\u00e9dant la plus longue tradition de d\u00e9veloppement coop\u00e9ratif, caract\u00e9ris\u00e9e par une forte croissance et une contribution significative \u00e0 la macro\u00e9conomie nationale depuis son ind\u00e9pendance. En 2009, 80 % de la population k\u00e9nyane tirait ses revenus, directement ou indirectement, d\u2019activit\u00e9s coop\u00e9ratives. Au moins 40 % des m\u00e9nages africains sont membres de soci\u00e9t\u00e9s coop\u00e9ratives. Ainsi, le mouvement coop\u00e9ratif, consid\u00e9r\u00e9 dans son ensemble, est la plus importante organisation non gouvernementale d\u2019Afrique.<\/p>\n<p>Les coop\u00e9ratives jouent un r\u00f4le essentiel dans de nombreuses \u00e9conomies nationales et ont cr\u00e9\u00e9 un nombre important d\u2019emplois ind\u00e9pendants. Une \u00e9tude de l&rsquo;Organisation internationale du travail (OIT) de 1997 estimait que le secteur coop\u00e9ratif dans 15 pays africains \u00e9tait responsable d&rsquo;environ 160\u00a0000 emplois directs.<\/p>\n<p>Les coop\u00e9ratives cr\u00e9ent des emplois de trois mani\u00e8res\u00a0: elles offrent des emplois salari\u00e9s directs aux personnes travaillant dans les coop\u00e9ratives primaires et secondaires\u00a0; elles permettent \u00e0 leurs membres de travailler \u00e0 leur compte, leur assurant ainsi un revenu d\u00e9cent gr\u00e2ce \u00e0 leur participation aux activit\u00e9s \u00e9conomiques\u00a0; et elles cr\u00e9ent indirectement des emplois par effet d&rsquo;entra\u00eenement, touchant m\u00eame les non-membres qui g\u00e9n\u00e8rent des revenus gr\u00e2ce aux transactions et aux opportunit\u00e9s qu&rsquo;elles offrent. [7]<\/p>\n<p>Les coop\u00e9ratives contribuent de multiples fa\u00e7ons aux moyens de subsistance des communaut\u00e9s rurales. Elles visent \u00e0 permettre aux individus de se regrouper et de mettre en commun leurs ressources pour atteindre un objectif commun, difficilement r\u00e9alisable individuellement. La coop\u00e9ration se d\u00e9veloppe souvent lorsque des facteurs externes menacent un certain nombre d&rsquo;individus\u00a0; elle constitue donc le meilleur moyen de se pr\u00e9munir contre la d\u00e9t\u00e9rioration des conditions socio-\u00e9conomiques affectant une partie de la population.<\/p>\n<p>Les coop\u00e9ratives apparaissent lorsque le march\u00e9 ne parvient pas \u00e0 fournir les biens et services essentiels \u00e0 des prix raisonnables et d&rsquo;une qualit\u00e9 acceptable. Leur objectif principal est de renforcer le pouvoir de n\u00e9gociation de leurs membres, en les aidant \u00e0 maintenir leur acc\u00e8s aux march\u00e9s concurrentiels et \u00e0 tirer profit des nouvelles opportunit\u00e9s commerciales.<\/p>\n<p>La plupart des coop\u00e9ratives rurales, notamment celles cr\u00e9\u00e9es suite aux politiques gouvernementales dans les pays en d\u00e9veloppement, ont cherch\u00e9 \u00e0 r\u00e9duire le foss\u00e9 existant entre les zones rurales et urbaines. Cela refl\u00e8te la volont\u00e9 des coop\u00e9ratives rurales de corriger l&rsquo;h\u00e9ritage colonial du dualisme \u00e9conomique. \u00c9tant donn\u00e9 que la plupart des pays les moins avanc\u00e9s sont des soci\u00e9t\u00e9s agraires, de nombreuses communaut\u00e9s rurales en Afrique se trouvent dans l&rsquo;obligation d&rsquo;accro\u00eetre leur productivit\u00e9 agricole gr\u00e2ce aux coop\u00e9ratives.<\/p>\n<p>Au Zimbabwe, le gouvernement et les ONG ont promu les coop\u00e9ratives rurales au d\u00e9but des ann\u00e9es 1980. L&rsquo;objectif de la cr\u00e9ation de ces coop\u00e9ratives \u00e9tait d&rsquo;aider les populations \u00e0 faire face aux d\u00e9fis \u00e9conomiques, sociaux et environnementaux. De plus, gr\u00e2ce \u00e0 la mise en place de coop\u00e9ratives rurales, la plupart des gouvernements africains ont pu introduire de nouvelles technologies agricoles et de commercialisation aupr\u00e8s des agriculteurs ruraux.<\/p>\n<p>\u00c0 cet \u00e9gard, des services de vulgarisation agricole et des services coop\u00e9ratifs plus efficaces sont devenus plus accessibles et moins co\u00fbteux pour les agriculteurs ruraux. Les coop\u00e9ratives ont \u00e9galement servi de moyen de transmission et de discussion des informations agricoles. Il est \u00e0 noter que la plupart des agriculteurs ont form\u00e9 des coop\u00e9ratives afin d&rsquo;accro\u00eetre leurs profits en obtenant des intrants et des services \u00e0 moindre co\u00fbt.<\/p>\n<p>Ces coop\u00e9ratives leur ont \u00e9galement permis de commercialiser leurs produits \u00e0 de meilleurs prix et sur de nouveaux march\u00e9s qui leur \u00e9taient auparavant inaccessibles. De plus, elles ont aid\u00e9 les agriculteurs ruraux \u00e0 acqu\u00e9rir des machines et des technologies agricoles de pointe. Ces coop\u00e9ratives rurales peuvent ainsi r\u00e9aliser des \u00e9conomies d&rsquo;\u00e9chelle, car la collaboration \u00e0 plus grande \u00e9chelle est avantageuse. \u00a0[8]<\/p>\n<p>Le taux d&rsquo;\u00e9pargne marginal des populations pauvres, consid\u00e9r\u00e9 dans son ensemble, est loin d&rsquo;\u00eatre n\u00e9gligeable. Ce volume substantiel d&rsquo;\u00e9pargne, d\u00e9tenu par les populations pauvres qui constituent g\u00e9n\u00e9ralement le groupe cible des coop\u00e9ratives de cr\u00e9dit, peut \u00eatre encourag\u00e9 et mobilis\u00e9 efficacement au profit des individus en promouvant l&rsquo;expansion agricole, en soutenant les coop\u00e9ratives et en dynamisant l&rsquo;\u00e9conomie dans son ensemble. [9]<\/p>\n<p>L&rsquo;Alliance coop\u00e9rative du Kenya (CAK) est l&rsquo;organisation nationale qui chapeaute le mouvement coop\u00e9ratif au Kenya. Elle regroupe plus de 25\u00a0000 coop\u00e9ratives enregistr\u00e9es, comptant plus de 14 millions de membres individuels et une \u00e9pargne totale d\u00e9passant 250 milliards de shillings kenyans, soit 30\u00a0% de l&rsquo;\u00e9pargne nationale. Le secteur emploie plus de 555\u00a0000 personnes. [10] Le Conseil mondial des coop\u00e9ratives de cr\u00e9dit (WOCCU) a d\u00e9but\u00e9 ses activit\u00e9s en 1980 \u00e0 Nairobi et les a poursuivies de 1997 \u00e0 2017 avec le Mouvement coop\u00e9ratif d&rsquo;\u00e9pargne et de cr\u00e9dit du Kenya (SACCO) dans les domaines du d\u00e9veloppement agricole, des solutions technologiques et de l&rsquo;inclusion financi\u00e8re.<\/p>\n<p>IRNetCup Kenya, un projet pilote \u00e0 but lucratif de la WOCCU, a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 pour aider les coop\u00e9ratives d&rsquo;\u00e9pargne et de cr\u00e9dit \u00e0 d\u00e9velopper et \u00e0 mettre en \u0153uvre de nouvelles technologies, de nouveaux produits et de nouveaux services afin d&rsquo;atteindre les populations mal desservies. Il appartient d\u00e9sormais enti\u00e8rement \u00e0 la F\u00e9d\u00e9ration k\u00e9nyane des soci\u00e9t\u00e9s coop\u00e9ratives d&rsquo;\u00e9pargne et de cr\u00e9dit (KUSCCO), dont les membres comprennent des associations professionnelles, des soci\u00e9t\u00e9s de cr\u00e9dit et des f\u00e9d\u00e9rations\/coop\u00e9ratives d&rsquo;\u00e9pargne et de cr\u00e9dit d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Est, notamment du Kenya, du Rwanda, de la Tanzanie, de l&rsquo;Ouganda et de l&rsquo;\u00c9thiopie. Des projets de d\u00e9veloppement sont mis en \u0153uvre dans la r\u00e9gion depuis le d\u00e9but des ann\u00e9es 1980. Voici un r\u00e9sum\u00e9 des r\u00e9alisations les plus importantes de ces projets\u00a0: [11] [12]<\/p>\n<p>Am\u00e9lioration des revenus des petits producteurs ruraux gr\u00e2ce \u00e0 un acc\u00e8s int\u00e9gr\u00e9 aux services financiers et aux march\u00e9s agricoles.<\/p>\n<p>Un programme de renforcement des capacit\u00e9s pour les associations coop\u00e9ratives d&rsquo;\u00e9pargne et de cr\u00e9dit.<\/p>\n<p>Att\u00e9nuation de l&rsquo;impact du VIH\/SIDA sur la croissance \u00e9conomique par la modernisation des coop\u00e9ratives de cr\u00e9dit.<\/p>\n<p>Acc\u00e8s aux services financiers pour les populations pauvres gr\u00e2ce \u00e0 la technologie.<\/p>\n<p>Soutien aux familles d&rsquo;agriculteurs\u00a0: lutte contre la faim gr\u00e2ce \u00e0 de meilleurs rendements agricoles. Soutien aux familles d&rsquo;\u00e9leveurs\u00a0: Renforcement du secteur de l&rsquo;\u00e9levage au Kenya.<\/p>\n<p>Soutien \u00e0 la r\u00e9gion\u00a0: Investissement dans les communaut\u00e9s locales pour favoriser leur autonomie.<\/p>\n<p><strong>Quatri\u00e8mement<\/strong>\u00a0: Les d\u00e9fis auxquels est confront\u00e9 le travail des coop\u00e9ratives en Afrique aux c\u00f4t\u00e9s du d\u00e9sert et leurs perspectives<\/p>\n<p>Les coop\u00e9ratives en Afrique sont un moteur cl\u00e9 du d\u00e9veloppement local, en particulier dans l\u2019agriculture et les \u00e9conomies rurales. Cependant, sa croissance se heurte \u00e0 des obstacles majeurs repr\u00e9sent\u00e9s par un financement insuffisant, une gouvernance faible et de fortes pressions ext\u00e9rieures sur les march\u00e9s. Malgr\u00e9 ces d\u00e9fis, la transformation num\u00e9rique, l&rsquo;int\u00e9gration de la cha\u00eene de valeur et le soutien du gouvernement offrent des voies prometteuses pour atteindre la durabilit\u00e9 \u00e0 l&rsquo;avenir. [13] Les plus importants de ces d\u00e9fis sont\u00a0:<\/p>\n<p><strong>1-Restrictions financi\u00e8res:\u00a0<\/strong>Les coop\u00e9ratives ont souvent des difficult\u00e9s \u00e0 obtenir des pr\u00eats bonifi\u00e9s ou \u00e0 satisfaire aux exigences strictes de garantie des banques. Cela limite leur capacit\u00e9 \u00e0 investir dans des \u00e9quipements modernes ou \u00e0 \u00e9tendre leurs op\u00e9rations.<\/p>\n<p>En Afrique subsaharienne, la Banque mondiale a estim\u00e9 en 2016 qu&rsquo;environ 82 % des personnes consid\u00e9r\u00e9es comme extr\u00eamement pauvres vivent dans des zones rurales, 76 % travaillent dans l&rsquo;agriculture (contre 65 % \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle mondiale) et 41 % n&rsquo;ont aucune \u00e9ducation formelle.<\/p>\n<p>L&rsquo;inclusion financi\u00e8re des coop\u00e9ratives agricoles et des PME en Afrique est cruciale pour am\u00e9liorer les conditions de vie des groupes les plus vuln\u00e9rables, mais elle reste sous-financ\u00e9e pour r\u00e9pondre aux besoins et aux d\u00e9fis existants.<\/p>\n<p>Pour soutenir une transition juste, la Banque africaine de d\u00e9veloppement estime le besoin de financement \u00e0 2\u00a0700 milliards de dollars d\u2019ici 2030, soit pr\u00e8s de 400 milliards de dollars par an, alors que seulement 300 milliards de dollars par an ont \u00e9t\u00e9 engag\u00e9s lors de la Conf\u00e9rence des parties (COP) tenue \u00e0 Bakou, en Azerba\u00efdjan, fin novembre 2024.<\/p>\n<p>Le nombre de petites et moyennes entreprises agricoles dans la r\u00e9gion est estim\u00e9 \u00e0 environ 130 000 et leurs besoins d&rsquo;investissement annuels s&rsquo;\u00e9l\u00e8vent \u00e0 90 milliards de dollars. Ces entreprises comprennent des micros, petites et moyennes entreprises op\u00e9rant dans les domaines de la fabrication, du transport et de l&rsquo;entreposage (\u00e0 l&rsquo;exclusion des coop\u00e9ratives agricoles). Actuellement, seulement 15,5 milliards de dollars sont allou\u00e9s annuellement \u00e0 ces entit\u00e9s. Les banques commerciales restent la principale source de financement (66%), et le volume de leurs financements est estim\u00e9 \u00e0 environ 10 milliards de dollars par an, ce qui ne repr\u00e9sente que 11% des besoins totaux.<\/p>\n<p>Outre les PME, le secteur agricole primaire est constitu\u00e9 de petits agriculteurs ind\u00e9pendants ou organis\u00e9s en diverses organisations agricoles, telles que des coop\u00e9ratives ou des groupements d&rsquo;agriculteurs.<\/p>\n<p>Les petites exploitations repr\u00e9sentent plus de 80 % des exploitations agricoles mondiales et constituent un \u00e9l\u00e9ment cl\u00e9 de la transformation agricole, notamment pour parvenir \u00e0 une transition juste. Environ deux milliards de personnes vivent dans environ 500 millions de petites exploitations agricoles qui constituent l\u2019\u00e9pine dorsale des cha\u00eenes de valeur mondiales et produisent 80 % des aliments consomm\u00e9s en Asie et en Afrique subsaharienne.<\/p>\n<p>Pour les petits agriculteurs, la demande non satisfaite de services financiers est estim\u00e9e \u00e0 170 milliards de dollars par an. Quant aux besoins de financement \u00e0 long terme, 98% d&rsquo;entre eux ne sont pas satisfaits. En moyenne, les pr\u00eats accord\u00e9s par les organismes agricoles s&rsquo;\u00e9l\u00e8vent \u00e0 13 000 $ pour 12 mois, et seulement 13 % d&rsquo;entre eux re\u00e7oivent des pr\u00eats de plus de 70 000 $. [14]<\/p>\n<p><strong>2-Gouvernance et gestion :<\/strong>De nombreuses coop\u00e9ratives souffrent de faiblesses dans leurs contr\u00f4les internes, de corruption et d&rsquo;un manque de personnel qualifi\u00e9 et professionnel. Une mauvaise gestion \u00e9rode souvent la confiance et la participation des membres. Malgr\u00e9 cela, des opportunit\u00e9s importantes existent pour la croissance des coop\u00e9ratives, telles qu&rsquo;un cadre juridique solide, le soutien des f\u00e9d\u00e9rations coop\u00e9ratives, une attitude positive des membres envers les coop\u00e9ratives et une participation accrue des femmes aux postes de direction.<\/p>\n<p>Cependant, les coop\u00e9ratives sont confront\u00e9es \u00e0 de nombreux d\u00e9fis, notamment : un manque de sentiment d&rsquo;appartenance , l&rsquo;absence de syst\u00e8me de suivi et de contr\u00f4le pour les membres , un faible engagement , une faible sensibilisation des membres aux coop\u00e9ratives , une faible participation des membres , un manque de confiance ,l&rsquo;incapacit\u00e9 des comit\u00e9s de gestion \u00e0 d\u00e9fendre les int\u00e9r\u00eats des membres , une connaissance limit\u00e9e des statuts, des r\u00e8gles et du r\u00e8glement int\u00e9rieur par les comit\u00e9s de gestion ; des possibilit\u00e9s de formation limit\u00e9es ; un soutien et un suivi professionnels insuffisants ; et une incapacit\u00e9 \u00e0 tirer des enseignements des exp\u00e9riences d&rsquo;autres coop\u00e9ratives exemplaires.<\/p>\n<p>Parmi les autres d\u00e9fis figurent des efforts insuffisants pour renforcer les politiques, les strat\u00e9gies, les communications, les r\u00e8gles et les r\u00e8glements des coop\u00e9ratives, un manque d&rsquo;engagement \u00e0 identifier et \u00e0 r\u00e9soudre les probl\u00e8mes des coop\u00e9ratives ; et une incapacit\u00e9 \u00e0 organiser et \u00e0 fournir des informations suffisantes, de qualit\u00e9 et opportunes sur les coop\u00e9ratives. Il serait plus facile de surmonter les difficult\u00e9s mentionn\u00e9es ci-dessus si des sp\u00e9cialistes qualifi\u00e9s du secteur coop\u00e9ratif \u00e9taient invit\u00e9s \u00e0 le diriger. La formation des gestionnaires et l&rsquo;\u00e9ducation des membres, adapt\u00e9es \u00e0 leurs besoins sp\u00e9cifiques, constituent un autre aspect important des coop\u00e9ratives. [15]<\/p>\n<p><strong>3<\/strong><strong> &#8211; Acc\u00e8s au march\u00e9:<\/strong> Les petites coop\u00e9ratives rencontrent des difficult\u00e9s d&rsquo;acc\u00e8s aux cha\u00eenes de valeur sup\u00e9rieures et aux march\u00e9s d&rsquo;exportation rentables en raison d&rsquo;infrastructures de stockage inad\u00e9quates et de la concurrence des grandes entreprises priv\u00e9es. [16]<\/p>\n<p><strong>4<\/strong><strong> &#8211; Politiques et bureaucratie:<\/strong> L\u2019intervention incoh\u00e9rente des pouvoirs publics et les proc\u00e9dures d&rsquo;enregistrement ou de r\u00e9glementation excessives peuvent entraver l&rsquo;autonomie et l&rsquo;efficacit\u00e9 op\u00e9rationnelle des coop\u00e9ratives. [17]<\/p>\n<p>En relevant ces d\u00e9fis gr\u00e2ce \u00e0 des solutions innovantes, en tirant parti des technologies et en garantissant une repr\u00e9sentation inclusive, les coop\u00e9ratives peuvent contribuer significativement \u00e0 la r\u00e9duction de la pauvret\u00e9 et au renforcement de la r\u00e9silience communautaire. Plus pr\u00e9cis\u00e9ment, les sous-coop\u00e9ratives et les infrastructures partag\u00e9es peuvent jouer un r\u00f4le essentiel en fournissant des capitaux aux secteurs de l&rsquo;\u00e9conomie r\u00e9elle. [18] Par cons\u00e9quent\u00a0:<\/p>\n<p>Il est n\u00e9cessaire d&rsquo;explorer le potentiel des coop\u00e9ratives polyvalentes pour r\u00e9pondre aux divers besoins des communaut\u00e9s marginalis\u00e9es et d\u00e9favoris\u00e9es.<\/p>\n<p>L&rsquo;implication des jeunes et des femmes contribuera \u00e0 lib\u00e9rer l&rsquo;innovation et \u00e0 faire du mouvement coop\u00e9ratif un acteur cl\u00e9 des \u00e9conomies en pleine mutation.<\/p>\n<p>Les technologies et la num\u00e9risation seront des catalyseurs, mais elles doivent \u00eatre align\u00e9es sur les priorit\u00e9s institutionnelles et locales de changement.<\/p>\n<p>Il est recommand\u00e9 que le gouvernement et le secteur bancaire apportent un soutien financier aux coop\u00e9ratives en milieu rural afin de leur permettre de d\u00e9velopper et de diversifier leurs activit\u00e9s, tout en assurant une formation continue en leadership et en gestion \u00e0 leurs membres. De plus, les coop\u00e9ratives, notamment celles du secteur agricole, devraient cr\u00e9er des associations de producteurs pour faciliter la commercialisation de leurs produits. Enfin, les recherches futures devraient s&rsquo;attacher \u00e0 examiner les obstacles \u00e0 la croissance du mouvement coop\u00e9ratif en milieu rural. [19]<\/p>\n<h2>Conclusion<\/h2>\n<p>Les coop\u00e9ratives pr\u00e9sentent un potentiel consid\u00e9rable pour stimuler une croissance \u00e9conomique inclusive, renforcer la participation communautaire et am\u00e9liorer les conditions de vie dans les zones marginalis\u00e9es. Toutefois, leur succ\u00e8s est souvent entrav\u00e9 par des probl\u00e8mes de gouvernance interne, un soutien financier insuffisant, un acc\u00e8s limit\u00e9 aux march\u00e9s et une implication gouvernementale in\u00e9gale. Ceci souligne l\u2019importance d\u2019interventions politiques cibl\u00e9es, d\u2019un soutien institutionnel solide et d\u2019initiatives de renforcement des capacit\u00e9s pour am\u00e9liorer la performance et la p\u00e9rennit\u00e9 des coop\u00e9ratives.<\/p>\n<p>Les mesures strat\u00e9giques propos\u00e9es comprennent le renforcement de la gouvernance coop\u00e9rative, l\u2019am\u00e9lioration de l\u2019acc\u00e8s au cr\u00e9dit et \u00e0 l\u2019assistance technique, une meilleure int\u00e9gration aux cha\u00eenes de valeur et la promotion de partenariats quadripartites\u00a0: gouvernement, secteur priv\u00e9, secteur philanthropique et coop\u00e9ratives.<\/p>\n<p>Le mouvement coop\u00e9ratif demeure une pierre angulaire du d\u00e9veloppement \u00e9conomique africain, capable de s\u2019adapter aux nouveaux d\u00e9fis et de saisir les opportunit\u00e9s \u00e9mergentes. Avec le soutien continu du gouvernement, des partenaires au d\u00e9veloppement et du secteur financier, les coop\u00e9ratives peuvent jouer un r\u00f4le essentiel dans la croissance et le d\u00e9veloppement durable.<\/p>\n<p>_______________________________________<\/p>\n<p><strong>Notes et marges\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/qiraatafrican.com\/43631\/%d8%a7%d9%84%d8%aa%d8%b9%d8%a7%d9%88%d9%86%d9%8a%d8%a7%d8%aa-%d9%83%d8%b1%d9%83%d9%8a%d8%b2%d8%a9-%d8%a3%d8%b3%d8%a7%d8%b3%d9%8a%d8%a9-%d9%81%d9%8a-%d8%a5%d8%b3%d8%aa%d8%b1%d8%a7%d8%aa%d9%8a%d8%ac\/#_ftnref2\">[1]<\/a>\u062c\u0645\u0639\u064a\u0629 \u0627\u0644\u0645\u0648\u0627\u0631\u064a\u062f \u0644\u0644\u062a\u0646\u0645\u064a\u0629 \u0627\u0644\u0645\u062d\u0644\u064a\u0629\u060c \u0627\u0644\u062a\u0639\u0627\u0648\u0646\u064a\u0627\u062a \u0648\u0627\u0644\u0641\u0631\u0642 \u0628\u064a\u0646\u0647\u0627 \u0648\u0628\u064a\u0646 \u0623\u0634\u0643\u0627\u0644 \u0627\u0644\u0639\u0645\u0644 \u0627\u0644\u062c\u0645\u0639\u0648\u064a \u0648\u0628\u064a\u0646 \u0627\u0644\u0646\u0642\u0627\u0628\u0627\u062a \u0648\u0627\u0644\u062c\u0645\u0639\u064a\u0627\u062a \u0648\u0627\u0644\u0645\u0624\u0633\u0633\u0627\u062a \u0627\u0644\u0623\u0647\u0644\u064a\u0629 \u0648\u0627\u0644\u0634\u0631\u0643\u0627\u062a\u060c 14\/7\/2021. \u0645\u062a\u0627\u062d \u0639\u0644\u0649 \u0627\u0644\u0631\u0627\u0628\u0637: \u00a0https:\/\/www.lamouarid.com\/2021\/07\/blog-post_50.html<\/p>\n<p><a name=\"_ftn2\"><\/a><a href=\"https:\/\/qiraatafrican.com\/43631\/%d8%a7%d9%84%d8%aa%d8%b9%d8%a7%d9%88%d9%86%d9%8a%d8%a7%d8%aa-%d9%83%d8%b1%d9%83%d9%8a%d8%b2%d8%a9-%d8%a3%d8%b3%d8%a7%d8%b3%d9%8a%d8%a9-%d9%81%d9%8a-%d8%a5%d8%b3%d8%aa%d8%b1%d8%a7%d8%aa%d9%8a%d8%ac\/#_ftnref2\">[2]<\/a> The International Cooperative Alliance (ICA), 2005, What is a coop? Geneva, Switzerland, viewed 27 November 2015, from www.ica.coop\/coop<\/p>\n<p><a name=\"_ftn3\"><\/a><a href=\"https:\/\/qiraatafrican.com\/43631\/%d8%a7%d9%84%d8%aa%d8%b9%d8%a7%d9%88%d9%86%d9%8a%d8%a7%d8%aa-%d9%83%d8%b1%d9%83%d9%8a%d8%b2%d8%a9-%d8%a3%d8%b3%d8%a7%d8%b3%d9%8a%d8%a9-%d9%81%d9%8a-%d8%a5%d8%b3%d8%aa%d8%b1%d8%a7%d8%aa%d9%8a%d8%ac\/#_ftnref3\">[3]<\/a> Mhembwe S, Dube E. The role of cooperatives in sustaining the livelihoods of rural communities: The case of rural cooperatives in Shurugwi District, Zimbabwe. Jamba. 2017 Apr 24;9(1):341. doi: 10.4102\/jamba. v9i1.341. PMID: 29955330; PMCID: PMC6014090.<\/p>\n<p><a name=\"_ftn4\"><\/a><a href=\"https:\/\/qiraatafrican.com\/43631\/%d8%a7%d9%84%d8%aa%d8%b9%d8%a7%d9%88%d9%86%d9%8a%d8%a7%d8%aa-%d9%83%d8%b1%d9%83%d9%8a%d8%b2%d8%a9-%d8%a3%d8%b3%d8%a7%d8%b3%d9%8a%d8%a9-%d9%81%d9%8a-%d8%a5%d8%b3%d8%aa%d8%b1%d8%a7%d8%aa%d9%8a%d8%ac\/#_ftnref4\">[4]<\/a> Ntefeleng Nene, and et al, The Changing Landscape of Large-Scale Giving in Africa by Non-African Philanthropists. June 24, 2024.at: https:\/\/www.bridgespan.org\/insights\/the-changing-landscape-of-large-scale-giving-in-africa-by-non-african-philanthropists<\/p>\n<p><a name=\"_ftn5\"><\/a><a href=\"https:\/\/qiraatafrican.com\/43631\/%d8%a7%d9%84%d8%aa%d8%b9%d8%a7%d9%88%d9%86%d9%8a%d8%a7%d8%aa-%d9%83%d8%b1%d9%83%d9%8a%d8%b2%d8%a9-%d8%a3%d8%b3%d8%a7%d8%b3%d9%8a%d8%a9-%d9%81%d9%8a-%d8%a5%d8%b3%d8%aa%d8%b1%d8%a7%d8%aa%d9%8a%d8%ac\/#_ftnref5\">[5]<\/a> Charleson Otubu, The Vicious Circle of Dependency.13\/5\/2025.at: https:\/\/www.ensign.coop\/why-charity-will-never-end-poverty-in-africa\/<\/p>\n<p><a name=\"_ftn6\"><\/a><a href=\"https:\/\/qiraatafrican.com\/43631\/%d8%a7%d9%84%d8%aa%d8%b9%d8%a7%d9%88%d9%86%d9%8a%d8%a7%d8%aa-%d9%83%d8%b1%d9%83%d9%8a%d8%b2%d8%a9-%d8%a3%d8%b3%d8%a7%d8%b3%d9%8a%d8%a9-%d9%81%d9%8a-%d8%a5%d8%b3%d8%aa%d8%b1%d8%a7%d8%aa%d9%8a%d8%ac\/#_ftnref6\">[6]<\/a> Charleson Otubu, The Vicious Circle of Dependency.13\/5\/2025.at: https:\/\/www.ensign.coop\/why-charity-will-never-end-poverty-in-africa\/<\/p>\n<p><a name=\"_ftn7\"><\/a><a href=\"https:\/\/qiraatafrican.com\/43631\/%d8%a7%d9%84%d8%aa%d8%b9%d8%a7%d9%88%d9%86%d9%8a%d8%a7%d8%aa-%d9%83%d8%b1%d9%83%d9%8a%d8%b2%d8%a9-%d8%a3%d8%b3%d8%a7%d8%b3%d9%8a%d8%a9-%d9%81%d9%8a-%d8%a5%d8%b3%d8%aa%d8%b1%d8%a7%d8%aa%d9%8a%d8%ac\/#_ftnref7\">[7]<\/a> Mhembwe S, Dube E. Op.cit.<\/p>\n<p><a name=\"_ftn8\"><\/a><a href=\"https:\/\/qiraatafrican.com\/43631\/%d8%a7%d9%84%d8%aa%d8%b9%d8%a7%d9%88%d9%86%d9%8a%d8%a7%d8%aa-%d9%83%d8%b1%d9%83%d9%8a%d8%b2%d8%a9-%d8%a3%d8%b3%d8%a7%d8%b3%d9%8a%d8%a9-%d9%81%d9%8a-%d8%a5%d8%b3%d8%aa%d8%b1%d8%a7%d8%aa%d9%8a%d8%ac\/#_ftnref8\">[8]<\/a> Mhembwe S, Dube E. Op.cit.<\/p>\n<p><a name=\"_ftn9\"><\/a><a href=\"https:\/\/qiraatafrican.com\/43631\/%d8%a7%d9%84%d8%aa%d8%b9%d8%a7%d9%88%d9%86%d9%8a%d8%a7%d8%aa-%d9%83%d8%b1%d9%83%d9%8a%d8%b2%d8%a9-%d8%a3%d8%b3%d8%a7%d8%b3%d9%8a%d8%a9-%d9%81%d9%8a-%d8%a5%d8%b3%d8%aa%d8%b1%d8%a7%d8%aa%d9%8a%d8%ac\/#_ftnref9\">[9]<\/a> Brai M.A, and et al, Challenges and Prospects of Agricultural Cooperative<\/p>\n<p>Societies in Nigeria.at: https:\/\/casirmediapublishing.com\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/Pages-14-22.pdf<\/p>\n<p><a name=\"_ftn10\"><\/a><a href=\"https:\/\/qiraatafrican.com\/43631\/%d8%a7%d9%84%d8%aa%d8%b9%d8%a7%d9%88%d9%86%d9%8a%d8%a7%d8%aa-%d9%83%d8%b1%d9%83%d9%8a%d8%b2%d8%a9-%d8%a3%d8%b3%d8%a7%d8%b3%d9%8a%d8%a9-%d9%81%d9%8a-%d8%a5%d8%b3%d8%aa%d8%b1%d8%a7%d8%aa%d9%8a%d8%ac\/#_ftnref10\">[10]<\/a> https:\/\/www.cak.coop\/<\/p>\n<p><a name=\"_ftn11\"><\/a><a href=\"https:\/\/qiraatafrican.com\/43631\/%d8%a7%d9%84%d8%aa%d8%b9%d8%a7%d9%88%d9%86%d9%8a%d8%a7%d8%aa-%d9%83%d8%b1%d9%83%d9%8a%d8%b2%d8%a9-%d8%a3%d8%b3%d8%a7%d8%b3%d9%8a%d8%a9-%d9%81%d9%8a-%d8%a5%d8%b3%d8%aa%d8%b1%d8%a7%d8%aa%d9%8a%d8%ac\/#_ftnref11\">[11]<\/a> https:\/\/www.woccu.org\/global_programs\/projects\/kenya<\/p>\n<p><a name=\"_ftn12\"><\/a><a href=\"https:\/\/qiraatafrican.com\/43631\/%d8%a7%d9%84%d8%aa%d8%b9%d8%a7%d9%88%d9%86%d9%8a%d8%a7%d8%aa-%d9%83%d8%b1%d9%83%d9%8a%d8%b2%d8%a9-%d8%a3%d8%b3%d8%a7%d8%b3%d9%8a%d8%a9-%d9%81%d9%8a-%d8%a5%d8%b3%d8%aa%d8%b1%d8%a7%d8%aa%d9%8a%d8%ac\/#_ftnref12\">[12]<\/a> https:\/\/www.acdivoca.org\/regions\/kenya\/<\/p>\n<p><a name=\"_ftn13\"><\/a><a href=\"https:\/\/qiraatafrican.com\/43631\/%d8%a7%d9%84%d8%aa%d8%b9%d8%a7%d9%88%d9%86%d9%8a%d8%a7%d8%aa-%d9%83%d8%b1%d9%83%d9%8a%d8%b2%d8%a9-%d8%a3%d8%b3%d8%a7%d8%b3%d9%8a%d8%a9-%d9%81%d9%8a-%d8%a5%d8%b3%d8%aa%d8%b1%d8%a7%d8%aa%d9%8a%d8%ac\/#_ftnref13\">[13]<\/a> Hloniphile C. Zwane and Mduduzi Mzanywa, Evaluating the prospects and challenges of cooperative organizations in rural community development in South Africa.at: https:\/\/www.journal.eu-jr.eu\/social\/article\/view\/3805<\/p>\n<p><a name=\"_ftn14\"><\/a><a href=\"https:\/\/qiraatafrican.com\/43631\/%d8%a7%d9%84%d8%aa%d8%b9%d8%a7%d9%88%d9%86%d9%8a%d8%a7%d8%aa-%d9%83%d8%b1%d9%83%d9%8a%d8%b2%d8%a9-%d8%a3%d8%b3%d8%a7%d8%b3%d9%8a%d8%a9-%d9%81%d9%8a-%d8%a5%d8%b3%d8%aa%d8%b1%d8%a7%d8%aa%d9%8a%d8%ac\/#_ftnref14\">[14]<\/a> https:\/\/ksapa.org\/financial-inclusion-of-agricultural-cooperatives-smes-in-africa\/<\/p>\n<p><a name=\"_ftn15\"><\/a><a href=\"https:\/\/qiraatafrican.com\/43631\/%d8%a7%d9%84%d8%aa%d8%b9%d8%a7%d9%88%d9%86%d9%8a%d8%a7%d8%aa-%d9%83%d8%b1%d9%83%d9%8a%d8%b2%d8%a9-%d8%a3%d8%b3%d8%a7%d8%b3%d9%8a%d8%a9-%d9%81%d9%8a-%d8%a5%d8%b3%d8%aa%d8%b1%d8%a7%d8%aa%d9%8a%d8%ac\/#_ftnref15\">[15]<\/a> Abebaw Yenesew Dejen Debeb, Challenges and Prospects of Cooperatives in Ethiopia with<\/p>\n<p>Reference Sough Gondar Zone- Ethiopia.at : https:\/\/pdfs.semanticscholar.org\/9296\/1642ecd6c9aead01a4a40070bf0b5e0620cc.pdf<\/p>\n<p><a name=\"_ftn16\"><\/a><a href=\"https:\/\/qiraatafrican.com\/43631\/%d8%a7%d9%84%d8%aa%d8%b9%d8%a7%d9%88%d9%86%d9%8a%d8%a7%d8%aa-%d9%83%d8%b1%d9%83%d9%8a%d8%b2%d8%a9-%d8%a3%d8%b3%d8%a7%d8%b3%d9%8a%d8%a9-%d9%81%d9%8a-%d8%a5%d8%b3%d8%aa%d8%b1%d8%a7%d8%aa%d9%8a%d8%ac\/#_ftnref16\">[16]<\/a> bebaw Yenesew Dejen Debeb, Challenges and Prospects of Cooperatives in Ethiopia with<\/p>\n<p>Reference Sough Gondar Zone- Ethiopia.at : https:\/\/pdfs.semanticscholar.org\/9296\/1642ecd6c9aead01a4a40070bf0b5e0620cc.pdf<\/p>\n<p><a name=\"_ftn17\"><\/a><a href=\"https:\/\/qiraatafrican.com\/43631\/%d8%a7%d9%84%d8%aa%d8%b9%d8%a7%d9%88%d9%86%d9%8a%d8%a7%d8%aa-%d9%83%d8%b1%d9%83%d9%8a%d8%b2%d8%a9-%d8%a3%d8%b3%d8%a7%d8%b3%d9%8a%d8%a9-%d9%81%d9%8a-%d8%a5%d8%b3%d8%aa%d8%b1%d8%a7%d8%aa%d9%8a%d8%ac\/#_ftnref17\">[17]<\/a>\u00a0https:\/\/assets.publishing.service.gov.uk\/media\/57a08b50ed915d3cfd000c60\/FAC_Policy_Brief_No31.pdf<\/p>\n<p><a name=\"_ftn18\"><\/a><a href=\"https:\/\/qiraatafrican.com\/43631\/%d8%a7%d9%84%d8%aa%d8%b9%d8%a7%d9%88%d9%86%d9%8a%d8%a7%d8%aa-%d9%83%d8%b1%d9%83%d9%8a%d8%b2%d8%a9-%d8%a3%d8%b3%d8%a7%d8%b3%d9%8a%d8%a9-%d9%81%d9%8a-%d8%a5%d8%b3%d8%aa%d8%b1%d8%a7%d8%aa%d9%8a%d8%ac\/#_ftnref18\">[18]<\/a> fsdkenya, The role of SACCOs and cooperatives in Kenya\u2019s real economy: Challenges, innovations, and futurs prospects. 13\/11\/2024.at: https:\/\/www.fsdkenya.org\/blogs-publications\/the-role-of-saccos-and-cooperatives-in-kenyas-real-economy-challenges-innovations-and-future-prospects\/<\/p>\n<p><a name=\"_ftn19\"><\/a><a href=\"https:\/\/qiraatafrican.com\/43631\/%d8%a7%d9%84%d8%aa%d8%b9%d8%a7%d9%88%d9%86%d9%8a%d8%a7%d8%aa-%d9%83%d8%b1%d9%83%d9%8a%d8%b2%d8%a9-%d8%a3%d8%b3%d8%a7%d8%b3%d9%8a%d8%a9-%d9%81%d9%8a-%d8%a5%d8%b3%d8%aa%d8%b1%d8%a7%d8%aa%d9%8a%d8%ac\/#_ftnref19\">[19]<\/a> Mhembwe S, Dube E. Op.ci<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Longtemps rel\u00e9gu\u00e9es au second plan par des mod\u00e8les \u00e9conomiques centralis\u00e9s ou ultra-lib\u00e9raux, les coop\u00e9ratives incarnent une \u00ab quatri\u00e8me voie \u00bb de d\u00e9veloppement, d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment ignor\u00e9e par les grandes institutions financi\u00e8res internationales. Pourtant, face \u00e0 l\u2019\u00e9chec croissant des politiques n\u00e9olib\u00e9rales \u00e0 r\u00e9pondre aux besoins fondamentaux des populations d\u2019Afrique subsaharienne, ces organisations connaissent un regain d\u2019int\u00e9r\u00eat. En effet, [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":18655,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"iawp_total_views":4,"jnews-multi-image_gallery":[],"jnews_single_post":{"format":"standard","override":[{"template":"1","parallax":"1","fullscreen":"1","layout":"right-sidebar","sidebar":"default-sidebar","second_sidebar":"default-sidebar","sticky_sidebar":"1","share_position":"topbottom","share_float_style":"share-monocrhome","show_share_counter":"1","show_featured":"1","show_post_meta":"1","show_post_author_image":"1","show_post_date":"1","post_date_format":"default","post_date_format_custom":"Y\/m\/d","show_post_category":"1","show_post_reading_time":"0","post_reading_time_wpm":"300","post_calculate_word_method":"str_word_count","show_zoom_button":"0","zoom_button_out_step":"2","zoom_button_in_step":"3","show_post_tag":"1","show_comment_section":"1","number_popup_post":"1","show_post_related":"1","show_inline_post_related":"1"}],"image_override":[{"single_post_thumbnail_size":"crop-500","single_post_gallery_size":"crop-500"}],"trending_post_position":"meta","trending_post_label":"Trending","sponsored_post_label":"Sponsored by","disable_ad":"0","subtitle":"\u00c9crit par: Dr Magdi M. 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