{"id":15556,"date":"2025-06-16T06:38:37","date_gmt":"2025-06-16T06:38:37","guid":{"rendered":"https:\/\/qiraatafrican.com\/fr\/?p=15556"},"modified":"2025-06-16T06:38:37","modified_gmt":"2025-06-16T06:38:37","slug":"au-cap-les-craintes-pour-la-securite-poussent-les-parents-a-se-tourner-vers-danciennes-ecoles-reservees-aux-blancs","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/qiraatafrican.com\/fr\/15556\/au-cap-les-craintes-pour-la-securite-poussent-les-parents-a-se-tourner-vers-danciennes-ecoles-reservees-aux-blancs\/","title":{"rendered":"Au Cap, les craintes pour la s\u00e9curit\u00e9 poussent les parents \u00e0 se tourner vers d&rsquo;anciennes \u00e9coles r\u00e9serv\u00e9es aux Blancs."},"content":{"rendered":"<p>La crainte de la criminalit\u00e9 et de la violence des gangs dans les c\u00e9l\u00e8bres townships de la p\u00e9riph\u00e9rie du Cap, en Afrique du Sud, contraint certains parents \u00e0 prendre la d\u00e9cision difficile d&rsquo;envoyer leurs enfants faire de longs trajets quotidiens vers d&rsquo;anciennes \u00e9coles r\u00e9serv\u00e9es aux Blancs.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Des voyous entraient dans l&rsquo;\u00e9cole arm\u00e9s, mena\u00e7aient les enseignants et prenaient de force leurs ordinateurs portables sous les yeux des \u00e9l\u00e8ves\u00a0\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 Sibahle Mbasana \u00e0 la BBC \u00e0 propos de l&rsquo;\u00e9cole que ses fils fr\u00e9quentaient \u00e0 Khayelitsha, le plus grand township du Cap.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Imaginez que votre enfant subisse cela r\u00e9guli\u00e8rement. La s\u00e9curit\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole est quasi inexistante, et m\u00eame lorsqu&rsquo;elle existe, ils sont impuissants.\u00bb<\/p>\n<p>Plus de trente ans se sont \u00e9coul\u00e9s depuis la fin du r\u00e9gime de la minorit\u00e9 blanche en Afrique du Sud, mais des \u00e9l\u00e8ves noirs subissent encore les profondes in\u00e9galit\u00e9s qui ont \u00e9t\u00e9 le fondement du syst\u00e8me raciste de l&rsquo;apartheid.<\/p>\n<p>Mme Mbasana estime que ses trois enfants sont les h\u00e9ritiers de cet h\u00e9ritage, notamment son fils a\u00een\u00e9, Lifalethu, qui a fr\u00e9quent\u00e9 une \u00e9cole de township entre 6 et 10 ans.<\/p>\n<p>L&rsquo;une des principales lois de l&rsquo;apartheid \u00e9tait la loi sur l&rsquo;\u00e9ducation bantoue de 1953, qui visait \u00e0 emp\u00eacher les enfants noirs d&rsquo;atteindre leur plein potentiel. Cela a cr\u00e9\u00e9 des \u00e9coles s\u00e9gr\u00e9gu\u00e9es, avec moins de financements et de ressources pour les \u00e9l\u00e8ves des quartiers pauvres. Ces \u00e9coles sont encore aujourd&rsquo;hui surpeupl\u00e9es et souffrent souvent des cons\u00e9quences d&rsquo;une forte criminalit\u00e9, de la consommation de drogue et de la violence.<\/p>\n<p>Mme Mbasana, qui a grandi dans la province du Cap-Oriental et a d\u00e9m\u00e9nag\u00e9 \u00e0 Khayelitsha \u00e0 18 ans, a d\u00e9cid\u00e9 qu&rsquo;elle n&rsquo;avait d&rsquo;autre choix que de transf\u00e9rer Lifalethu, aujourd&rsquo;hui \u00e2g\u00e9 de 12 ans, et son autre fils, Anele, 11 ans, dans une \u00e9cole publique situ\u00e9e \u00e0 environ 40 km de l\u00e0, \u00e0 Simon&rsquo;s Town, dans une baie pittoresque de la p\u00e9ninsule du Cap, c\u00e9l\u00e8bre pour \u00eatre le berceau de la marine sud-africaine.<\/p>\n<p>Les gar\u00e7ons ont \u00e9t\u00e9 rejoints par leur s\u0153ur Buhle, \u00e2g\u00e9e de sept ans, \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole, qui dispose de meilleures installations et de classes \u00e0 effectifs r\u00e9duits.<\/p>\n<p>\u00ab Je me suis dit que Buhle n&rsquo;irait pas dans cette \u00e9cole [locale], car j&rsquo;avais d\u00e9j\u00e0 v\u00e9cu tant de choses avec mes deux gar\u00e7ons lorsqu&rsquo;ils y \u00e9taient \u00bb, explique la cr\u00e9atrice de mode de 34 ans.<\/p>\n<p>Elle et son mari aimeraient bien quitter Khayelitsha avec leur famille.<\/p>\n<p>\u00ab Nous ne voulons pas vivre dans le township, mais nous devons y vivre car nous n&rsquo;avons pas les moyens de d\u00e9m\u00e9nager \u00bb, explique-t-elle.<\/p>\n<p>\u00ab Parlez \u00e0 n&rsquo;importe qui dans le township et il vous dira qu&rsquo;il d\u00e9m\u00e9nagerait \u00e0 la premi\u00e8re occasion s&rsquo;il le pouvait. \u00bb<br \/>\nIl ne fait aucun doute que certaines \u00e9coles du township, dirig\u00e9es par des directeurs visionnaires et des enseignants d\u00e9vou\u00e9s, ont fait des merveilles malgr\u00e9 les obstacles li\u00e9s \u00e0 la m\u00e9diocrit\u00e9 des infrastructures et aux classes surcharg\u00e9es.<\/p>\n<p>Cependant, la s\u00e9curit\u00e9 s&rsquo;est av\u00e9r\u00e9e insurmontable pour certains, par exemple lorsque des gangs exigent des frais de protection des enseignants.<\/p>\n<p>Le site d&rsquo;information GroundUp a rapport\u00e9 que des enseignants de l&rsquo;\u00e9cole primaire de Zanemfundo, situ\u00e9e \u00e0 Philippi Est, pr\u00e8s de Khayelitsha, auraient \u00e9t\u00e9 somm\u00e9s de verser 10 % de leur salaire \u00e0 des extorqueurs qui semblaient op\u00e9rer en toute impunit\u00e9.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Ce n&rsquo;est absolument pas s\u00fbr. Nous sommes en danger extr\u00eame\u00a0\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 un enseignant \u00e0 GroundUp.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Ces gangs arrivent \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole arm\u00e9s. Nos vies sont en danger. Les enseignants demandent leur mutation car ils ne se sentent pas en s\u00e9curit\u00e9.\u00bb<\/p>\n<p>Selon le D\u00e9partement de l&rsquo;\u00c9ducation du Cap-Occidental (WCED), une soci\u00e9t\u00e9 de s\u00e9curit\u00e9 priv\u00e9e sera d\u00e9sormais d\u00e9ploy\u00e9e \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole et la police patrouillera \u00e0 proximit\u00e9.<\/p>\n<p>Des incidents similaires auraient toutefois eu lieu dans cinq autres \u00e9coles des environs de Nyanga, Philippi et Samora Machel.<br \/>\n\u00ab\u00a0Mon mari, Sipho, travaille dans la marine \u00e0 Simon&rsquo;s Town et il s&rsquo;y rend r\u00e9guli\u00e8rement, alors j&rsquo;ai pens\u00e9 qu&rsquo;il serait plus s\u00fbr et plus confortable pour mes enfants d&rsquo;aller dans cette \u00e9cole\u00a0\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 Mme Mbasana.<\/p>\n<p>Mais les longs trajets, souvent en bus ou en minibus, vers des \u00e9coles plus s\u00fbres comportent leurs propres dangers et stress.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Mes enfants se l\u00e8vent vers 4\u00a0h\u00a030 et partent \u00e0 5\u00a0h\u00a050 lorsque Sipho les transporte. Lorsqu&rsquo;ils prennent le bus, comme Sipho travaille peut-\u00eatre ailleurs, ils partent \u00e0 5\u00a0h\u00a030 et rentrent \u00e0 la maison \u00e0 16\u00a0h\u00a030\u00a0\u00bb, explique Mme\u00a0Mbasana.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Ils sont toujours fatigu\u00e9s et veulent dormir. Ils sont forts parce qu&rsquo;ils font leurs devoirs, mais ils se couchent beaucoup plus t\u00f4t que les autres enfants.\u00bb<\/p>\n<p>Lifalethu a fait la une des journaux nationaux l&rsquo;ann\u00e9e derni\u00e8re lorsqu&rsquo;une recherche effr\u00e9n\u00e9e a \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9e pour le retrouver. Il a \u00e9t\u00e9 contraint de rentrer \u00e0 pied de Simon&rsquo;s Town \u00e0 Khayelitsha, le bus qu&rsquo;il prend habituellement lui ayant refus\u00e9 l&rsquo;entr\u00e9e, car il ne retrouvait pas son ticket.<\/p>\n<p>Le chauffeur impliqu\u00e9 a ensuite \u00e9t\u00e9 suspendu pour avoir enfreint la politique de l&rsquo;entreprise, qui oblige les employ\u00e9s \u00e0 aider les \u00e9l\u00e8ves en uniforme qui ont perdu leur ticket.<\/p>\n<p>\u00c0 la tomb\u00e9e de la nuit, ce fut le pire cauchemar de Mme Mbasana lorsqu&rsquo;Anele appela pour annoncer que son fr\u00e8re a\u00een\u00e9 n&rsquo;avait pas \u00e9t\u00e9 autoris\u00e9 \u00e0 monter \u00e0 bord.<\/p>\n<p>Mais une fr\u00e9n\u00e9sie m\u00e9diatique s&rsquo;ensuivit et, par un heureux hasard, il fut retrouv\u00e9\u00a0: \u00e0 un moment donn\u00e9, le gar\u00e7on avait \u00e9t\u00e9 pris en stop par un bon samaritain qui l&rsquo;avait d\u00e9pos\u00e9 \u00e0 une station-service situ\u00e9e \u00e0 environ 5\u00a0km de chez lui.<\/p>\n<p>De l\u00e0, il a \u00e9t\u00e9 accompagn\u00e9 \u00e0 pied par un agent de s\u00e9curit\u00e9 r\u00e9sidant dans son quartier, avant d&rsquo;\u00eatre r\u00e9cup\u00e9r\u00e9 et ramen\u00e9 chez lui aupr\u00e8s de sa famille soulag\u00e9e par des policiers qui s&rsquo;\u00e9taient joints aux recherches.<\/p>\n<p>Son cas a mis en lumi\u00e8re la situation critique de milliers d&rsquo;\u00e9l\u00e8ves des townships, dont certains parcourent jusqu&rsquo;\u00e0 80 km aller-retour par jour, en transports en commun ou en minibus-taxis, pour se rendre \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole des banlieues de la ville, qui n&rsquo;acceptaient que les \u00e9l\u00e8ves blancs \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque de l&rsquo;apartheid.<\/p>\n<p>Les habitants ais\u00e9s de ces banlieues optent souvent pour une \u00e9ducation priv\u00e9e pour leurs enfants, ce qui signifie que les \u00e9coles publiques ont tendance \u00e0 proposer des places aux \u00e9l\u00e8ves venant de plus loin.<\/p>\n<p>Donovan Williams, directeur adjoint de l&rsquo;\u00e9cole primaire publique d&rsquo;Observatory, un quartier boh\u00e8me du Cap, affirme qu&rsquo;environ 85 % des quelque 830 \u00e9l\u00e8ves de son \u00e9cole viennent des townships, dont beaucoup sont \u00e9puis\u00e9s par leurs longues journ\u00e9es.<\/p>\n<p>\u00ab Certains parents travaillent dans la r\u00e9gion, tandis que la plupart d\u00e9pensent beaucoup d&rsquo;argent en transport pour que leurs enfants puissent acc\u00e9der \u00e0 des \u00e9coles dot\u00e9es de meilleures infrastructures \u00bb, a-t-il d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 la BBC.<\/p>\n<p>\u00ab Il arrive qu&rsquo;ils s&rsquo;endorment en classe. \u00bb<\/p>\n<p>Selon Amnesty International, l&rsquo;Afrique du Sud poss\u00e8de l&rsquo;un des syst\u00e8mes scolaires les plus in\u00e9galitaires au monde, les r\u00e9sultats scolaires d&rsquo;un enfant d\u00e9pendant fortement de son lieu de naissance, de sa richesse et de sa couleur de peau.<\/p>\n<p>\u00ab Les \u00e9l\u00e8ves des 200 meilleures \u00e9coles obtiennent plus de distinctions en math\u00e9matiques que ceux des 6\u00a0600 \u00e9coles suivantes r\u00e9unies. Il faut que les r\u00e8gles du jeu soient \u00e9quitables \u00bb, indique le rapport 2020 d&rsquo;Amnesty International.<\/p>\n<p>Les \u00e9coles publiques sont subventionn\u00e9es, mais les parents doivent tout de m\u00eame payer des frais de scolarit\u00e9, qui, dans le Cap-Occidental, peuvent varier entre 60 $ (45 \u00a3) et 4\u00a0500 $ (3\u00a0350 \u00a3) par an.<\/p>\n<p>Sur les pr\u00e8s de 1\u00a0700 \u00e9coles de la province, plus de 100 sont des \u00e9tablissements gratuits, d\u00e9sign\u00e9s par le gouvernement pour les \u00e9l\u00e8ves vivant dans des zones \u00e9conomiquement d\u00e9favoris\u00e9es. Le minist\u00e8re de l&rsquo;\u00c9ducation de la province explique qu&rsquo;il doit souvent combler un d\u00e9ficit de financement public, et les \u00e9coles des quartiers \u00e0 forte population se tournent vers les parents pour couvrir les co\u00fbts.<\/p>\n<p>R\u00e9cemment, 2\u00a0407 postes d&rsquo;enseignants ont \u00e9t\u00e9 supprim\u00e9s dans la province, le gouvernement n&rsquo;ayant allou\u00e9 que 64\u00a0% du co\u00fbt de l&rsquo;accord salarial n\u00e9goci\u00e9 au niveau national avec les enseignants, a indiqu\u00e9 le WCED.<\/p>\n<p>Cette r\u00e9duction de postes a entra\u00een\u00e9 la non-reconduction de certains enseignants contractuels \u00e0 l&rsquo;expiration de leur contrat en d\u00e9cembre, tandis que des enseignants permanents ont \u00e9t\u00e9 pri\u00e9s de changer d&rsquo;\u00e9tablissement.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Nous nous trouvons dans une situation intenable, et nous n&rsquo;y sommes pour rien, et le Cap-Occidental n&rsquo;est pas la seule province concern\u00e9e\u00a0\u00bb, a ajout\u00e9 le WCED.<br \/>\nL&rsquo;Organisation nationale des enseignants professionnels d&rsquo;Afrique du Sud (Naptosa) affirme que cette d\u00e9cision a \u00e9t\u00e9 particuli\u00e8rement d\u00e9vastatrice pour les \u00e9coles des zones pauvres et touch\u00e9es par la criminalit\u00e9.<\/p>\n<p>\u00ab Les \u00e9coles qui subissent le plus les cons\u00e9quences de cette situation sont les \u00e9coles de township classiques. Elles ne peuvent pas se permettre de remplacer ces enseignants par des nominations du conseil d&rsquo;administration, contrairement aux \u00e9coles mieux dot\u00e9es en ressources, o\u00f9 les parents peuvent se permettre de payer des frais suppl\u00e9mentaires pour couvrir les co\u00fbts d&#8217;embauche d&rsquo;enseignants suppl\u00e9mentaires \u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 Basil Manuel, directeur ex\u00e9cutif de Naptosa, \u00e0 la BBC.<\/p>\n<p>Ils ressentent la baisse\u00a0: ils auront des classes plus nombreuses et des enseignants plus stress\u00e9s.<\/p>\n<p>Les enfants, surtout ceux qui ne sont pas tr\u00e8s dou\u00e9s pour les \u00e9tudes, passeront entre les mailles du filet.<\/p>\n<p>Les experts imputent les disparit\u00e9s \u00e9ducatives persistantes \u00e0 la dette h\u00e9rit\u00e9e du r\u00e9gime d&rsquo;apartheid par le gouvernement du Congr\u00e8s national africain (ANC) de Nelson Mandela en 1994.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0L&rsquo;ANC a d\u00fb reconna\u00eetre qu&rsquo;il ne pouvait pas tenir ses promesses\u00a0\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 la BBC Aslam Fataar, professeur-chercheur en transformation de l&rsquo;enseignement sup\u00e9rieur \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 de Stellenbosch.<\/p>\n<p>Face \u00e0 l&rsquo;aust\u00e9rit\u00e9 budg\u00e9taire, \u00ab\u00a0les \u00e9coles les plus pauvres n&rsquo;ont jamais eu la possibilit\u00e9 de d\u00e9velopper une plateforme durable d&rsquo;enseignement et d&rsquo;apprentissage\u00a0\u00bb, a-t-il d\u00e9clar\u00e9.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0L&rsquo;int\u00e9r\u00eat politique pour la situation dans les \u00e9coles des townships s&rsquo;est perdu il y a 20\u00a0ans. Les d\u00e9penses consacr\u00e9es aux enseignants et le ratio \u00e9l\u00e8ves-enseignants illustrent \u00e0 quel point ce secteur a \u00e9t\u00e9 n\u00e9glig\u00e9.\u00a0\u00bb Le nombre d&rsquo;enseignants dans ces \u00e9coles continue de subir les coupes budg\u00e9taires.<\/p>\n<p>Le professeur Fataar est tout aussi pessimiste quant \u00e0 l&rsquo;avenir\u00a0: \u00ab\u00a0Je ne vois pas, sauf miracle, comment nous pourrions augmenter les financements des \u00e9coles d\u00e9favoris\u00e9es.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Les parents comme les Mbasana, coinc\u00e9s dans les townships et souvent \u00e0 la merci des gangs, sont \u00e0 bout de patience.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Au Cap, les craintes pour la s\u00e9curit\u00e9 poussent les parents \u00e0 se tourner vers d&rsquo;anciennes \u00e9coles r\u00e9serv\u00e9es aux Blancs.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":15557,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"iawp_total_views":16,"jnews-multi-image_gallery":[],"jnews_single_post":{"subtitle":"","format":"standard","override":[{"template":"1","parallax":"1","fullscreen":"1","layout":"right-sidebar","sidebar":"default-sidebar","second_sidebar":"default-sidebar","sticky_sidebar":"1","share_position":"topbottom","share_float_style":"share-monocrhome","show_share_counter":"1","show_featured":"1","show_post_meta":"1","show_post_author_image":"1","show_post_date":"1","post_date_format":"default","post_date_format_custom":"Y\/m\/d","show_post_category":"1","show_post_reading_time":"0","post_reading_time_wpm":"300","post_calculate_word_method":"str_word_count","show_zoom_button":"0","zoom_button_out_step":"2","zoom_button_in_step":"3","show_post_tag":"1","number_popup_post":"1","show_post_related":"1","show_inline_post_related":"1"}],"image_override":[{"single_post_thumbnail_size":"crop-500","single_post_gallery_size":"crop-500"}],"trending_post_position":"meta","trending_post_label":"Trending","sponsored_post_label":"Sponsored by","disable_ad":"0"},"jnews_primary_category":[],"jnews_social_meta":[],"jnews_override_counter":{"view_counter_number":"0","share_counter_number":"0","like_counter_number":"0","dislike_counter_number":"0"},"footnotes":""},"categories":[43,8],"tags":[3439,3438],"class_list":["post-15556","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-afrique-australe","category-societe-africaine","tag-anciennes-ecoles-reservees-aux-blancs","tag-la-securite"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/qiraatafrican.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15556","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/qiraatafrican.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/qiraatafrican.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/qiraatafrican.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/qiraatafrican.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=15556"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/qiraatafrican.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15556\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/qiraatafrican.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/15557"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/qiraatafrican.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=15556"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/qiraatafrican.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=15556"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/qiraatafrican.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=15556"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}