{"id":1252,"date":"2022-03-31T12:19:05","date_gmt":"2022-03-31T12:19:05","guid":{"rendered":"https:\/\/qiraatafrican.com\/fr\/?p=1252"},"modified":"2023-06-06T15:24:55","modified_gmt":"2023-06-06T15:24:55","slug":"les-litteratures-africaines-entre-le-desir-de-saffirmer-et-le-besoin-de-change","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/qiraatafrican.com\/fr\/1252\/les-litteratures-africaines-entre-le-desir-de-saffirmer-et-le-besoin-de-change\/","title":{"rendered":"Les Litt\u00e9ratures Africaines, Entre Le D\u00e9sir de S&rsquo;affirmer Et Le Besoin de Change"},"content":{"rendered":"<div>\n<div class=\"intro-text\">\n<p style=\"text-align: justify;\"><span class=\"dropcap shadow\" style=\"background-color: #ffffff; color: #000000; border-color: #ffffff;\">L<\/span>\u2019id\u00e9e que la litt\u00e9rature doive \u00eatre mise au service de la soci\u00e9t\u00e9 et de la libert\u00e9 n\u2019est pas propre aux temps modernes. Elle est probablement aussi vieille que les premiers textes compos\u00e9s \u2013 po\u00e9sie et prose confondues.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">En fait, si la litt\u00e9rature a pour vocation de taquiner les \u00e9motions, elle peut aussi \u00eatre politique \u2013 dans le sens engag\u00e9e du terme. En Afrique, comme dans le reste du monde, les lettres sont mises au service des grands id\u00e9aux. Elles traduisent aussi bien les maux de la communaut\u00e9 que ceux de l\u2019individu. Et, face aux restrictions des libert\u00e9s, \u00ab la litt\u00e9rature africaine, comme le dit si bien l\u2019\u00e9crivain congolais Gaston Mahoungou, doit \u00eatre davantage la voix des sans voix \u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Historiquement, l\u2019activit\u00e9 litt\u00e9raire est pr\u00e9sente sur le continent africain depuis l\u2019Egypte pharaonique. Les \u00e9pop\u00e9es et les contes traditionnels t\u00e9moignent d\u2019une importante tradition orale. N\u00e9anmoins, nous devons concr\u00e8tement attendre le XX\u00e8me si\u00e8cle pour parler d\u2019une r\u00e9elle production litt\u00e9raire propre aux Africains. Il ne serait pas faux de dire que la litt\u00e9rature en Afrique a commenc\u00e9 r\u00e9ellement \u00e0 germer avec \u00abla n\u00e9gritude\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Notons cependant que certaines critiques insistent sur un \u00e9crit ant\u00e9rieur \u00e0 ce mouvement: L\u2019Homme qui marchait vers le Soleil levant dont la publication remonte \u00e0 1907.&nbsp; C\u2019est, en effet, le premier \u00e9crit publi\u00e9 dans une langue africaine, le sesotho. L\u2019auteur de ce texte n\u2019est autre que Thomas Mfolo qui se fera conna\u00eetre par la suite avec Chaka, paru en 1926 et traduit en 1940 par Gallimard. Le m\u00eame roman a \u00e9t\u00e9 r\u00e9\u00e9dit\u00e9 derni\u00e8rement par les \u00e9ditions Confluences.)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Aujourd\u2019hui, les lettres africaines se conjuguent au pluriel. Auteurs et critiques d\u00e9fendent l\u2019id\u00e9e selon laquelle le continent compte plusieurs litt\u00e9ratures. Une bonne partie des textes produits le sont dans les langues des colonisateurs, \u00e0 savoir le fran\u00e7ais, l\u2019anglais ou le portugais. Toutefois, beaucoup d\u2019auteurs pr\u00e9f\u00e8rent \u00e9crire en langues locales comme le swahili, le wolof et le yoruba.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Par ailleurs, les th\u00e8mes qu\u2019aborde la litt\u00e9rature africaine ont \u00e9volu\u00e9 depuis les ann\u00e9es 30. Les \u00e9crivains ont pass\u00e9 de l\u2019Afrique des colonies, de l\u2019esclavage et de la qu\u00eate de l\u2019identit\u00e9 collective \u00e0 l\u2019Afrique post-ind\u00e9pendante des r\u00e9gimes dictatoriaux et de l\u2019immigration, jusqu\u2019\u00e0 traiter les sujets des plus tabous, \u00e0 l\u2019instar de l\u2019homosexualit\u00e9 masculine, sans oublier la question des conditions des femmes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En effet, en d\u00e9pit du fait que le monde de la litt\u00e9rature africaine soit domin\u00e9 par les hommes, nombreuses sont aujourd\u2019hui les voies f\u00e9minines qui s\u2019\u00e9l\u00e8vent contre les conditions mis\u00e9rables de la femme africaine. L\u2019une de ces auteures est la camerounaise Djaili Amadou Amal, laur\u00e9ate du Goncourt des lyc\u00e9ens en 2020 pour son ouvrage Les Impatientes.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\">Les ann\u00e9es 30 et l\u2019\u00e9mergence de la n\u00e9gritude<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">La litt\u00e9rature africaine, dans son acception moderne, est sans doute \u00ab la fille de la n\u00e9gritude \u00bb qui est un mouvement litt\u00e9raire apparu \u00e0 Paris vers les ann\u00e9es 30, entre les deux guerres mondiales. La n\u00e9gritude a vu le jour lorsque trois intellectuels d\u00e9cident de cr\u00e9er la revue L\u2019Etudiant noir. Il s\u2019agit du S\u00e9n\u00e9galais L\u00e9opold S\u00e9dar Senghor, le Guyanais L\u00e9on Gontran Damas et le Martiniquais Aim\u00e9 C\u00e9saire. Ces p\u00e8res fondateurs et autres membres pr\u00e9sentent la n\u00e9gritude comme \u00ab un m\u00e9canisme d\u2019autod\u00e9fense et de r\u00e9sistance \u00bb. La n\u00e9gritude est en r\u00e9alit\u00e9 un projet de transformation sociale et politique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La litt\u00e9rature n\u00e9gro-africaine, \u00e9crite donc par des africains \u00ab noirs \u00bb, en langue maternelle ou dans les langues des empires coloniaux, affirme l\u2019identit\u00e9 africaine et l\u2019africanit\u00e9 face aux Occidentaux et leurs cultures. C\u2019est, en fait, une litt\u00e9rature inspir\u00e9e de faits authentiques appartenant aux peuples africains. Elle n\u2019est, de l\u2019avis de ses d\u00e9fenseurs, en aucun cas occidentale.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Trois d\u00e9cennies apr\u00e8s l\u2019apparition du mouvement de la n\u00e9gritude, l\u2019\u00e9crivain nig\u00e9rien Chinua Achebe (1930-2013) semble ouvrir la porte de la modernit\u00e9 \u00e0 la litt\u00e9rature africaine, avec son chef-d\u2019\u0153uvre Tout s\u2019effondre (Things Fall Apart).<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\">Tout s\u2019effondre ou la naissance d\u2019une nouvelle litt\u00e9rature africaine<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le roman Tout s\u2019effondre, qui est une fiction historique, marquant tous les temps, est l\u2019un des incontournables de la litt\u00e9rature africaine moderne. Publi\u00e9 en 1958 en langue anglaise, le texte fut, en r\u00e9alit\u00e9, une riposte \u00e0 certaines plumes occidentales insultant et m\u00e9prisant ouvertement l\u2019Afrique et les Africains dans leurs \u00e9crits.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Achebe ne cache pas les motifs qui l\u2019ont pouss\u00e9 \u00e0 \u00e9crire ce monument. Il d\u00e9clare : \u00ab Des auteurs comme Ernest Hemingway ont repr\u00e9sent\u00e9 la population noire africaine comme des sauvages et sont ainsi \u00e0 l\u2019origine d\u2019un immense blasph\u00e8me. C\u2019est pourquoi j\u2019ai d\u00e9cid\u00e9 de tenter d\u2019\u00e9crire des livres o\u00f9 les personnages \u00e9taient des Africains comme je les connais. \u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Achebe a su peindre une \u00ab Afrique authentique \u00bb. Comme tout \u00e9crivain engag\u00e9, il n\u2019a pas trahi son r\u00f4le d\u2019\u00e9crivain et a point\u00e9 du doigt les maux de sa soci\u00e9t\u00e9. Evoquant largement l\u2019av\u00e8nement du christianisme qui a chamboul\u00e9 les croyances traditionnelles de la population locale, Tout s\u2019effondre un roman d\u2019une haute teneur ethnologique, met en avant la possibilit\u00e9 que les g\u00e9n\u00e9rations futures finissent par perdre une partie importante de la culture et de l\u2019identit\u00e9 africaines.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\">Une ann\u00e9e de la litt\u00e9rature africaine<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">2021 fut l\u2019ann\u00e9e de la litt\u00e9rature africaine par excellence. Nombreux sont, en effet, les auteurs africains qui ont pu d\u00e9crocher des prix de renomm\u00e9e mondiale. Commen\u00e7ons par le s\u00e9n\u00e9galais Mohamed Mbougar Sarr, 31 ans, jeune romancier s\u00e9n\u00e9galais laur\u00e9at du prix Goncourt pour son livre La Plus Secr\u00e8te M\u00e9moire des hommes. Mbougar Sarr est d\u00e9sormais le plus jeune \u00e9crivant remportant ce prestigieux prix. Le Booker Prize, prix \u00e9quivalent du Goncourt en Afrique anglophone a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cern\u00e9 au Sud-africain Dalmon Galgut pour son neuvi\u00e8me roman The Promise.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Autre laur\u00e9ate : Paulina Chiziane. Lusophone d\u2019origine mozambicaine, elle est la premi\u00e8re \u00e9crivaine de son pays \u00e0 \u00eatre honor\u00e9e par le prestigieux prix Camoes. Chiziane est \u00e9galement la premi\u00e8re femme africaine \u00e0 recevoir le prix le plus important des lettres en langue portugaise. Quant \u00e0 l\u2019\u00e9crivaine et cin\u00e9aste zimbabw\u00e9enne Tsitsi Dangarembga, elle s\u2019est vue remettre le prix de la Paix des libraires allemands lors de la foire du livre \u00e0 Francfort, discern\u00e9 pour la premi\u00e8re fois \u00e0 une femme noire africaine.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et cerise sur le g\u00e2teau, le plus prestigieux des prix litt\u00e9raires, le prix Nobel de la litt\u00e9rature a \u00e9t\u00e9 attribu\u00e9 au tanzanien Abdulrazak Gumah pour son r\u00e9cit sur l\u2019immigration et la colonisation. A noter que Gumah est le deuxi\u00e8me noir africain \u00e0 recevoir la plus prestigieuse des r\u00e9compenses litt\u00e9raire apr\u00e8s le nig\u00e9rien Wole Soyinka en 1986.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\">Encore du chemin\u2026<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le fait que la litt\u00e9rature africaine, dans son ensemble, ne soit pas de taille \u00e0 rivaliser avec d\u2019autres litt\u00e9ratures aux formes et aux contenus plus aboutis ne veut absolument pas dire qu\u2019elle n\u2019existe pas. Elle est bel et bien l\u00e0. Noir sur blanc. Depuis un si\u00e8cle d\u00e9j\u00e0. Ou un peu moins&#8230; Qu\u2019importe !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c0 ce propos, Mohamed Mbougar Sarr d\u00e9clare : \u00ab Le livre en Afrique n&rsquo;a jamais cess\u00e9 d&rsquo;\u00eatre vivant, de circuler&#8230; peut-\u00eatre difficilement, mais il \u00e9tait toujours l\u00e0. \u00bb N\u00e9anmoins, l\u2019un des grands d\u00e9fis de la litt\u00e9rature est de s\u2019universaliser \u2013 un mot \u00e0 prendre bien \u00e9videmment avec des pincettes-.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Gaston Mahoungou estime que \u00ab la litt\u00e9rature africaine doit s\u2019ouvrir davantage sur le monde \u00bb. C\u2019est-\u00e0-dire s\u2019int\u00e9resser aux questions universelles. Ou non! \u00ab L\u2019universel c\u2019est le local moins les murs \u00bb, disait le Miguel Torga. Peut-\u00eatre devrions-nous parler d\u2019une litt\u00e9rature exportable \u2013 tout court. Et il y a bien du pain sur la planche.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les d\u00e9fis auxquels la famille litt\u00e9raire africaine doit faire face sont, en effet, nombreux, et ce \u00e0 tous les niveaux : production, \u00e9dition, vulgarisation&#8230; \u00ab En Afrique, il n\u2019y pas de presse litt\u00e9raire, il n\u2019y a pas de maisons d&rsquo;\u00e9dition, il n\u2019y a pas de critiques litt\u00e9raires \u00bb, d\u00e9clare Boniface Mongo, \u00e9crivain et biographe congolais. Dans le m\u00eame contexte, Mbougar Sarr d\u00e9plore \u00abl\u2019absence d\u2019une politique culturelle forte mettant en avant la promotion de la lecture et de la culture\u00bb.<\/p>\n<blockquote class=\"pullquote align-center\">\n<p style=\"text-align: center;\">L\u2019\u00e9crivain s\u00e9n\u00e9galais Khalil Dyalou a d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 la presse alg\u00e9rienne que \u00ables s\u00e9n\u00e9galais ne lisent pas\u00bb, pourquoi?<\/p>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019une des raisons est que \u00ab les auteurs \u00e9crivent dans une langue qui ne leur appartient pas \u00bb. Pour lui, \u00ab c\u2019est une forme de trahison \u00bb que d\u2019\u00e9crire en langue fran\u00e7aise. \u00ab C\u2019est trahir soi-m\u00eame avant de trahir les autres \u00bb, dit-il.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Par ailleurs, la litt\u00e9rature n\u2019est pas une priorit\u00e9 pour les gouvernants en Afrique. Les enveloppes budg\u00e9taires pour les lettres restent tr\u00e8s r\u00e9duites. La raison de cela, expliquent certains, est que la priorit\u00e9 du continent est de faire face aux d\u00e9fis politiques, \u00e9conomiques et sociaux. L\u2019Afrique compte jusqu\u2019au jour d\u2019aujourd\u2019hui plusieurs zones de conflits et de guerres.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A ce propos, des \u00e9crivains, \u00e0 l\u2019instar de Gaston Mahoungou, esp\u00e8rent voir les grands hommes de lettres au pouvoir, car, d\u2019apr\u00e8s eux, ce sont eux qui, en vrai, changent la r\u00e9alit\u00e9 am\u00e8re des soci\u00e9t\u00e9s\u2026<\/p>\n<hr>\n<pre class=\"jeg_post_subtitle\"><span style=\"color: #ff0000;\">Cet article\/blog exprime le point de vue et les opinions de l'auteur, et n'exprime pas n\u00e9cessairement les vues de Qiraat Africa et de ses \u00e9diteurs.<\/span><\/pre>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019id\u00e9e que la litt\u00e9rature doive \u00eatre mise au service de la soci\u00e9t\u00e9 et de la libert\u00e9 n\u2019est pas propre aux temps modernes. Elle est probablement aussi vieille que les premiers textes compos\u00e9s \u2013 po\u00e9sie et prose confondues. 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