{"id":11654,"date":"2024-05-28T07:09:54","date_gmt":"2024-05-28T07:09:54","guid":{"rendered":"https:\/\/qiraatafrican.com\/fr\/?p=11654"},"modified":"2024-05-28T07:09:54","modified_gmt":"2024-05-28T07:09:54","slug":"kenya-les-scientifiques-se-precipitent-pour-creer-un-anti-venin-alors-que-le-nombre-de-victimes-de-morsures-de-serpent-augmente","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/qiraatafrican.com\/fr\/11654\/kenya-les-scientifiques-se-precipitent-pour-creer-un-anti-venin-alors-que-le-nombre-de-victimes-de-morsures-de-serpent-augmente\/","title":{"rendered":"Kenya : les scientifiques se pr\u00e9cipitent pour cr\u00e9er un anti-venin alors que le nombre de victimes de morsures de serpent augmente"},"content":{"rendered":"<p><strong>Les habitants du comt\u00e9 de Kitui, au Kenya, vivent dans la peur constante des morsures de serpents venimeux alors que de dangereux serpents se rapprochent de leur colonie.<\/strong><\/p>\n<p>Alors que les for\u00eats qui les entourent diminuent en raison de l\u2019exploitation foresti\u00e8re et de l\u2019expansion agricole et que les conditions climatiques deviennent de plus en plus impr\u00e9visibles, les reptiles empi\u00e8tent sur le territoire humain \u00e0 une fr\u00e9quence alarmante.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Quand il pleut beaucoup, les serpents sont transport\u00e9s par les inondations jusqu&rsquo;\u00e0 nos maisons. Les serpents sont dans les montagnes, quand il ne pleut pas, ils descendent chercher de la nourriture\u00a0\u00bb, explique Anna Kangali, une villageoise.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0De nombreux poulets ont \u00e9t\u00e9 tu\u00e9s par des serpents \u00e0 la recherche de nourriture et maintenant nous ne pouvons plus manger ces poulets. Les serpents mordent aussi les \u00e2nes et les vaches et maintenant vous ne pouvez pas savoir avec quoi traiter la vache parce que nous n&rsquo;avons pas les bons m\u00e9dicaments. Donc, si le m\u00e9dicament contre les morsures de serpent peut parvenir \u00e0 la base, nous obtiendrons tous de l&rsquo;aide, car nos \u00e2nes meurent \u00e9galement des morsures de serpent. Lorsque vous voyez que l&rsquo;\u00e2ne est mort et que vous remarquez une tache pourrie, nous savons qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une morsure de serpent. si nous avions des m\u00e9dicaments pour traiter les morsures de serpents, cela nous aiderait grandement.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Mais ce n\u2019est pas seulement le b\u00e9tail qui souffre.<\/p>\n<p>En 2019, la fille de Kangali, Esther, \u00e2g\u00e9e de 32 ans et m\u00e8re de cinq enfants, a subi une morsure de serpent d\u00e9vastatrice alors qu&rsquo;elle travaillait \u00e0 la ferme.<\/p>\n<p>Esther a \u00e9t\u00e9 emmen\u00e9e au centre de sant\u00e9 le plus proche, puis \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital, mais les deux \u00e9tablissements ne disposaient pas des m\u00e9dicaments n\u00e9cessaires pour traiter la morsure de serpent.<\/p>\n<p>Esther a \u00e9t\u00e9 orient\u00e9e vers l\u2019h\u00f4pital national Kenyatta, dans la capitale kenyane. Malheureusement, au moment o\u00f9 elle a re\u00e7u le traitement, il \u00e9tait trop tard pour sauver sa jambe. Le retard dans les soins m\u00e9dicaux a \u00e9galement entra\u00een\u00e9 des troubles cognitifs, aggravant encore ses souffrances.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s avoir endur\u00e9 quatre mois de traitement et de r\u00e9\u00e9ducation, Esther est finalement sortie de l\u2019h\u00f4pital. Cependant, cette \u00e9preuve a eu de lourdes cons\u00e9quences sur sa famille. Les frais m\u00e9dicaux ont grimp\u00e9 \u00e0 3 000 dollars, un montant qu\u2019ils ne pouvaient pas se permettre de payer. Heureusement, leur chef local est intervenu, r\u00e9glant la facture et all\u00e9geant le fardeau financier de la famille.<\/p>\n<p>Augustine Wambua, un habitant de Kitui \u00e2g\u00e9 de 41 ans, se trouve actuellement \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital de r\u00e9f\u00e9rence de Kitui suite \u00e0 une morsure de vip\u00e8re souffl\u00e9e subie alors qu&rsquo;il s&rsquo;occupait de ses ch\u00e8vres dans une for\u00eat d\u00e9grad\u00e9e au d\u00e9but du mois. Le r\u00e9sultat est encore inconnu.<\/p>\n<p>Pour Wambua et sa famille, l&rsquo;\u00e9preuve est double : ils sont aux prises non seulement avec la crainte pour la sant\u00e9 de Wambua, mais aussi avec la pression financi\u00e8re impos\u00e9e par le traitement co\u00fbteux.<\/p>\n<p>\u00ab J\u2019ai personnellement d\u00e9pens\u00e9 beaucoup d\u2019argent. Parce que chaque test de laboratoire co\u00fbte cher. Et chaque test antipoison est payant. Parce que depuis que j&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 mordu, mes r\u00e9sultats de laboratoire montrent du poison, du poison, encore du poison. Et chaque injection repr\u00e9sente une d\u00e9pense suppl\u00e9mentaire. Et maintenant, le prix \u00e0 payer est devenu tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9 et mes collaborateurs sont tr\u00e8s sollicit\u00e9s et c&rsquo;est un incident soudain\u00a0\u00bb, dit-il.<\/p>\n<p>Wambua ne bl\u00e2me pas le serpent pour cette malheureuse rencontre. Plut\u00f4t,<\/p>\n<p>il a le sentiment d&rsquo;avoir empi\u00e9t\u00e9 sur l&rsquo;habitat de l&rsquo;animal. A ses yeux, le serpent ne faisait que d\u00e9fendre son territoire,<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Vous n&rsquo;avez rien \u00e0 reprocher au serpent. Il se mettait \u00e0 l&rsquo;abri et il ne m&rsquo;attaquait pas pour mes ch\u00e8vres et je ne l&rsquo;ai pas trouv\u00e9 dans mon enclos \u00e0 ch\u00e8vres. Je l&rsquo;ai rencontr\u00e9 dans la for\u00eat. Il est donc conseill\u00e9 de faire pousser des arbres, surtout dans nos terres le long des cl\u00f4tures o\u00f9 nous faisons pa\u00eetre nos animaux pour agrandir leurs habitats, surtout maintenant qu&rsquo;il pleut, car si ces serpents ont un abri dans les for\u00eats, ils n&rsquo;auront pas besoin de s&rsquo;approcher des maisons pour s&rsquo;abriter\u00a0\u00bb, dit-il.<\/p>\n<p>Wambua encourage d\u00e9sormais les gens \u00e0 planter des arbres afin d&rsquo;\u00e9largir les habitats des serpents, r\u00e9duisant ainsi le risque de rencontre avec les humains.<\/p>\n<p>Le changement climatique remod\u00e8le les \u00e9cosyst\u00e8mes du monde entier et les serpents sont consid\u00e9rablement affect\u00e9s par ces changements. Les serpents d\u00e9pendent des temp\u00e9ratures ext\u00e9rieures pour r\u00e9guler leur chaleur corporelle. Le changement climatique a donc un impact profond sur leur comportement, leur physiologie et leur survie.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0En raison de la population humaine, nous provoquons des effets n\u00e9fastes sur leurs habitats, comme la destruction des for\u00eats et, finalement, des serpents entrent dans nos maisons principalement pour chercher de l&rsquo;eau ou de la nourriture et, finalement, nous avons un conflit entre les humains et les serpents. \u00a0\u00bb d\u00e9clare George Maranga, herp\u00e9tologue principal au Kenya Snakebite Research and Intervention Centre (KSRIC).<\/p>\n<p>\u00ab Nous constatons que le changement climatique les affecte \u00e9galement beaucoup, car lorsqu&rsquo;il ne pleut pas plusieurs fois, les serpents sont oblig\u00e9s de rechercher des sources d&rsquo;eau alternatives, ce qui leur permet de se tourner vers les \u00e9tablissements humains ou les habitats pour r\u00e9pondre \u00e0 leurs besoins en eau. De plus, chaque fois qu&rsquo;il pleut beaucoup et qu&rsquo;il y a des inondations partout, le seul endroit s\u00fbr, parfois comme les zones s\u00e8ches, est dans nos maisons\u00a0\u00bb, ajoute Maranga.<\/p>\n<p>Selon l&rsquo;Institut de recherche sur les primates (IPR) du Kenya, environ 20 000 personnes sont mordues par des serpents chaque ann\u00e9e au Kenya. Parmi ces cas, on estime que 4 000 entra\u00eenent la mort, tandis que 7 000 personnes souffrent de paralysie ou de diverses complications de sant\u00e9 cons\u00e9cutives \u00e0 des morsures de serpent.<\/p>\n<p>Selon le KSRIC, environ 60 % des victimes de morsures de serpent ne recherchent pas de soins hospitaliers, optant plut\u00f4t pour des m\u00e9thodes traditionnelles inefficaces.<\/p>\n<p>Le Kenya importe du s\u00e9rum antivenin du Mexique et de l&rsquo;Inde. Cependant, 50 % des antivenins import\u00e9s sont inefficaces. Les antivenins sont pour la plupart sp\u00e9cifiques \u00e0 une r\u00e9gion, ce qui signifie que ceux produits \u00e0 partir de venins dans une r\u00e9gion peuvent ne pas traiter efficacement les morsures de serpent dans une autre r\u00e9gion.<\/p>\n<p>Le KSRIC, en collaboration avec l&rsquo;\u00c9cole de m\u00e9decine tropicale de Liverpool, travaille activement au d\u00e9veloppement d&rsquo;un anti-venin visant \u00e0 r\u00e9duire consid\u00e9rablement les d\u00e9c\u00e8s dus aux morsures de serpent.<\/p>\n<p>Ce partenariat combine l&rsquo;expertise locale et la recherche internationale pour cr\u00e9er des traitements efficaces qui peuvent sauver des vies et am\u00e9liorer la gestion des incidents de morsures de serpent dans les r\u00e9gions touch\u00e9es.<\/p>\n<p>Maranga et son coll\u00e8gue Fredrick Angotte disposent d&rsquo;outils et d&rsquo;expertise pour entreprendre la dangereuse t\u00e2che d&rsquo;extraire le venin de l&rsquo;un des serpents les plus venimeux d&rsquo;Afrique, le mamba noir.<\/p>\n<p>Leur mission est de r\u00e9colter le venin n\u00e9cessaire pour produire la prochaine g\u00e9n\u00e9ration d\u2019anti-venin destin\u00e9 aux victimes de morsures de serpent. Cette initiative visant \u00e0 sauver des vies vise \u00e0 am\u00e9liorer les traitements m\u00e9dicaux et les r\u00e9sultats pour les personnes touch\u00e9es par des morsures de serpent venimeux en Afrique de l&rsquo;Est.<\/p>\n<p>\u00ab Nous recherchons et d\u00e9veloppons ce que nous appelons de nouvelles th\u00e9rapies g\u00e9n\u00e9rationnelles contre les morsures de serpent. Les antivenins conventionnels actuels sont assez anciens et souffrent de certaines d\u00e9ficiences h\u00e9r\u00e9ditaires. Ainsi, en investissant dans la recherche et le d\u00e9veloppement de ces nouveaux traitements contre les morsures de serpent, qui auront certaines propri\u00e9t\u00e9s sup\u00e9rieures \u00e0 celles des antivenins actuels, nous esp\u00e9rons alors am\u00e9liorer la prise en charge et les r\u00e9sultats des patients atteints de morsures de serpent\u00a0\u00bb, d\u00e9clare George Omondi, chercheur scientifique principal \u00e0 l&rsquo;Institut. de Primate Research et chef du KSRIC.<\/p>\n<p>La recherche est d\u00e9j\u00e0 \u00e0 un stade avanc\u00e9, impliquant l\u2019immunisation de chameaux, de babouins et de vaches afin de produire des anticorps pour le d\u00e9veloppement futur d\u2019antivenins.<\/p>\n<p>La recherche vise \u00e0 am\u00e9liorer l\u2019efficacit\u00e9 et la disponibilit\u00e9 des antivenins et \u00e0 r\u00e9duire le nombre de flacons n\u00e9cessaires par patient \u00e0 un prix plus abordable. Actuellement, les patients ont besoin de cinq flacons de s\u00e9rum antivenin, ce qui peut co\u00fbter entre 69,93 $ et 104,90 $.<\/p>\n<p>Alors que le changement climatique devient plus irr\u00e9gulier et que les cas de morsures de serpent augmentent, le KSRIC collabore \u00e9galement avec les communaut\u00e9s pour am\u00e9liorer les connaissances sur la pr\u00e9vention des morsures de serpent, sur la mani\u00e8re de g\u00e9rer les serpents et sur la mani\u00e8re de prodiguer les premiers soins aux victimes. Ils forment \u00e9galement le personnel soignant \u00e0 g\u00e9rer correctement les morsures de serpent.<\/p>\n<p>Les mesures arrivent trop tard pour beaucoup. Ruth Munge a perdu son mari en 2020 apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 mordu par un serpent alors qu&rsquo;ils dormaient. Il a \u00e9t\u00e9 transport\u00e9 d&rsquo;urgence \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital de niveau 4 de Mwingi, o\u00f9 on lui a dit qu&rsquo;il avait besoin d&rsquo;une radiographie pour d\u00e9terminer le probl\u00e8me. Cependant, l\u2019h\u00f4pital n\u2019avait pas d\u2019\u00e9lectricit\u00e9 et ne pouvait lui fournir que des analg\u00e9siques. Le quatri\u00e8me jour, Benjamin Munge est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de 43 ans.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les habitants du comt\u00e9 de Kitui, au Kenya, vivent dans la peur constante des morsures de serpents venimeux alors que de dangereux serpents se rapprochent de leur colonie.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":11655,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"iawp_total_views":124,"jnews-multi-image_gallery":[],"jnews_single_post":{"source_name":"","source_url":"","via_name":"","via_url":"","override_template":"0","override":[{"template":"1","single_blog_custom":"","parallax":"1","fullscreen":"1","layout":"right-sidebar","sidebar":"default-sidebar","second_sidebar":"default-sidebar","sticky_sidebar":"1","share_position":"topbottom","share_float_style":"share-monocrhome","show_share_counter":"1","show_view_counter":"0","show_featured":"1","show_post_meta":"1","show_post_author":"0","show_post_author_image":"1","show_post_date":"1","post_date_format":"default","post_date_format_custom":"Y\/m\/d","show_post_category":"1","show_post_reading_time":"0","post_reading_time_wpm":"300","show_zoom_button":"0","zoom_button_out_step":"2","zoom_button_in_step":"3","show_post_tag":"1","show_prev_next_post":"0","show_popup_post":"0","number_popup_post":"1","show_author_box":"0","show_post_related":"1","show_inline_post_related":"1"}],"override_image_size":"0","image_override":[{"single_post_thumbnail_size":"crop-500","single_post_gallery_size":"crop-500"}],"trending_post":"0","trending_post_position":"meta","trending_post_label":"Trending","sponsored_post":"0","sponsored_post_label":"Sponsored by","sponsored_post_name":"","sponsored_post_url":"","sponsored_post_logo_enable":"0","sponsored_post_logo":"","sponsored_post_desc":"","disable_ad":"0"},"jnews_primary_category":{"id":"","hide":""},"jnews_social_meta":{"fb_title":"","fb_description":"","fb_image":"","twitter_title":"","twitter_description":"","twitter_image":""},"jnews_override_counter":{"override_view_counter":"0","view_counter_number":"0","override_share_counter":"0","share_counter_number":"0","override_like_counter":"0","like_counter_number":"0","override_dislike_counter":"0","dislike_counter_number":"0"},"footnotes":""},"categories":[2,8],"tags":[1894,1323,1895],"class_list":["post-11654","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-actualites-africaines","category-societe-africaine","tag-antivenin-de-serpent","tag-le-changement-climatique","tag-scientifiques-kenyans"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/qiraatafrican.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11654","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/qiraatafrican.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/qiraatafrican.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/qiraatafrican.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/qiraatafrican.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=11654"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/qiraatafrican.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11654\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/qiraatafrican.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/11655"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/qiraatafrican.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=11654"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/qiraatafrican.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=11654"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/qiraatafrican.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=11654"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}