{"id":10749,"date":"2024-02-24T08:23:10","date_gmt":"2024-02-24T08:23:10","guid":{"rendered":"https:\/\/qiraatafrican.com\/fr\/?p=10749"},"modified":"2024-02-29T08:35:17","modified_gmt":"2024-02-29T08:35:17","slug":"les-repercussions-geopolitiques-du-retrait-du-mali-burkina-faso-et-niger-sur-la-region-cedeao","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/qiraatafrican.com\/fr\/10749\/les-repercussions-geopolitiques-du-retrait-du-mali-burkina-faso-et-niger-sur-la-region-cedeao\/","title":{"rendered":"Les R\u00e9percussions G\u00e9opolitiques du Retrait du Mali, Burkina Faso Et Niger Sur la R\u00e9gion CEDEAO"},"content":{"rendered":"<p>Cet article aborde le retrait sans pr\u00e9c\u00e9dent du Mali, du Burkina Faso et du Niger de la Communaut\u00e9 \u00e9conomique des \u00c9tats de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest (CEDEAO) et explore ses multiples cons\u00e9quences. La d\u00e9cision, annonc\u00e9e par les dirigeants militaires de ces pays, semblait \u00eatre motiv\u00e9e par des pr\u00e9occupations concernant une nouvelle forme de n\u00e9o-colonialisme de la part de la CEDEAO, soulevant des questions sur la souverainet\u00e9 et les dynamiques r\u00e9gionales.<\/p>\n<p>Quatre \u00e9l\u00e9ments cl\u00e9s sont examin\u00e9s: le contexte historique ayant conduit au retrait, les cons\u00e9quences \u00e9conomiques, les implications g\u00e9opolitiques et les possibles r\u00e9organisations des alliances r\u00e9gionales.<\/p>\n<h2>Le contexte historique<\/h2>\n<p>La Communaut\u00e9 \u00e9conomique des \u00c9tats de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest (CEDEAO) a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e en 1975 dans le but de promouvoir l&rsquo;int\u00e9gration \u00e9conomique et de pr\u00e9server la paix dans la r\u00e9gion de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest. L&rsquo;organisation est compos\u00e9e de 15 pays de la r\u00e9gion de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest. La R\u00e9publique islamique de Mauritanie s&rsquo;est retir\u00e9e de ce groupe en 2000. De plus, le Royaume du Maroc a soumis une demande d&rsquo;adh\u00e9sion \u00e0 l&rsquo;organisation en 2017, mais sa demande n&rsquo;a ni n&rsquo;\u00e9tait accept\u00e9e ni rejet\u00e9e jusqu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9sent.<\/p>\n<p>La CEDEAO a activement particip\u00e9 aux efforts de r\u00e9solution des conflits et de m\u00e9diation. Elle est intervenue dans diverses crises et conflits politiques pour promouvoir la paix et la stabilit\u00e9. Des exemples notables incluent les interventions au Lib\u00e9ria et en Sierra Leone pendant les guerres civiles des ann\u00e9es 1990, o\u00f9 la CEDEAO a jou\u00e9 un r\u00f4le crucial dans la conclusion d&rsquo;accords de paix.<\/p>\n<p>L&rsquo;organisation a adopt\u00e9 le Protocole sur la d\u00e9mocratie et la bonne gouvernance en 2001, qui d\u00e9finit les principes et lignes directrices pour renforcer la d\u00e9mocratie et la stabilit\u00e9 politique parmi les \u00c9tats membres. Le protocole comprend des dispositions relatives \u00e0 la diplomatie pr\u00e9ventive, \u00e0 la r\u00e9solution des conflits et aux sanctions en cas de changement inconstitutionnel de gouvernement.<\/p>\n<p>La CEDEAO a impos\u00e9 des sanctions aux \u00c9tats membres confront\u00e9s \u00e0 des crises politiques, des changements inconstitutionnels ou des coups d&rsquo;\u00c9tat militaires. Ces sanctions peuvent inclure des interdictions de voyage, le gel des avoirs et des restrictions commerciales, et elles peuvent m\u00eame inclure une intervention militaire, une mesure que la communaut\u00e9 a envisag\u00e9e apr\u00e8s le coup d&rsquo;\u00c9tat au Niger en 2023 mais n&rsquo;a pas mise en \u0153uvre.<\/p>\n<p>Ces sanctions et pressions ont pouss\u00e9 le Niger, le Mali et le Burkina Faso \u00e0 se retirer de l&rsquo;organisation apr\u00e8s les r\u00e9cents coups d&rsquo;\u00c9tat survenus dans ces pays, ce qui a repr\u00e9sent\u00e9 un changement majeur dans le paysage g\u00e9opolitique r\u00e9gional. Ce retrait, motiv\u00e9 par les tensions r\u00e9sultant des coups d&rsquo;\u00c9tat militaires et des sanctions ult\u00e9rieures impos\u00e9es par la CEDEAO, refl\u00e8te le pic des relations tendues.<\/p>\n<p><span style=\"color: #212121; font-size: 1.953em;\">R\u00e9percussions \u00e9conomiques<\/span><\/p>\n<p>Les implications \u00e9conomiques du retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger de la Communaut\u00e9 \u00e9conomique des \u00c9tats de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest (CEDEAO) sont profondes et multiples. Les sanctions impos\u00e9es par la CEDEAO en r\u00e9ponse aux coups d&rsquo;\u00c9tat ont port\u00e9 un coup dur aux \u00e9conomies de ces pays. La fermeture des fronti\u00e8res, les restrictions financi\u00e8res et commerciales ont entra\u00een\u00e9 une contraction \u00e9conomique importante, avec des sanctions mon\u00e9taires s\u00e9v\u00e8res pour le Mali qui ont affect\u00e9 les op\u00e9rations de l&rsquo;Union \u00e9conomique et mon\u00e9taire ouest-africaine (UEMOA).<\/p>\n<p>Pour le Burkina Faso, qui n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 soumis \u00e0 des sanctions \u00e9conomiques de la part de la communaut\u00e9, \u00e0 l&rsquo;exception de la suspension de ses activit\u00e9s au sein des institutions de l&rsquo;organisation, et pour le Niger, toutes les transactions financi\u00e8res et commerciales avec les \u00c9tats membres ont \u00e9t\u00e9 suspendues, les fronti\u00e8res terrestres et a\u00e9riennes ont \u00e9t\u00e9 ferm\u00e9es, et tous ses actifs dans les banques des \u00c9tats membres ont \u00e9t\u00e9 gel\u00e9s. Le Nigeria, qui pr\u00e9side l&rsquo;organisation, a coup\u00e9 l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9 au Niger, fournissant environ 70 % de ses besoins.<\/p>\n<p>Cependant, ces sanctions ont rapidement eu des r\u00e9percussions sur le Nigeria lui-m\u00eame, les \u00c9tats du nord du Nigeria et les hommes d&rsquo;affaires ayant \u00e9t\u00e9 touch\u00e9s en raison de la d\u00e9t\u00e9rioration de leurs marchandises rest\u00e9es bloqu\u00e9es aux fronti\u00e8res. La cessation du commerce entre les deux pays a entra\u00een\u00e9 une hausse des prix de nombreux produits de base au Nigeria, en particulier le riz. Les r\u00e9percussions ont \u00e9galement touch\u00e9 le Ghana, qui a connu une grave crise de l&rsquo;oignon en raison de ces sanctions, 70 % des oignons consomm\u00e9s provenant du Niger.<\/p>\n<p>Ces sanctions ont \u00e9galement eu de graves r\u00e9percussions sur le Niger, en particulier en raison des coupures de courant, qui auront des r\u00e9percussions importantes, notamment \u00e9conomiques. La fermeture a \u00e9galement entra\u00een\u00e9 une augmentation des prix des produits de premi\u00e8re n\u00e9cessit\u00e9 dans un pays o\u00f9 la majorit\u00e9 de la population vit sous le seuil de pauvret\u00e9.<\/p>\n<p>Bien que le retrait puisse att\u00e9nuer ces sanctions, il pose de nouveaux d\u00e9fis. L&rsquo;interconnexion des \u00e9conomies de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest signifie implicitement que la s\u00e9paration de la communaut\u00e9 \u00e9conomique des \u00c9tats de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest pourrait perturber les voies commerciales et les partenariats existants, ce qui affecterait des secteurs tels que l&rsquo;agriculture, l&rsquo;industrie et les services.<\/p>\n<h2>R\u00e9percussions g\u00e9opolitiques<\/h2>\n<p>Les r\u00e9percussions g\u00e9opolitiques du retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger de la Communaut\u00e9 \u00e9conomique des \u00c9tats de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest (CEDEAO) sont significatives. Avant leur retrait de la CEDEAO, ces trois pays se sont retir\u00e9s du G5 Sahel, compos\u00e9 du Tchad, de la Mauritanie, du Mali, du Niger et du Burkina Faso. Ce groupe a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 en 2014 avec le soutien fran\u00e7ais pour lutter contre les groupes jihadistes dans la r\u00e9gion du Sahel africain.<\/p>\n<p>Le Mali a \u00e9t\u00e9 le premier \u00e0 se retirer de ce groupe en mai 2022, suivi par le Burkina Faso et le Niger en d\u00e9cembre 2023. Ce retrait a \u00e9t\u00e9 en r\u00e9ponse aux sanctions impos\u00e9es par la CEDEAO \u00e0 ces pays et pour affirmer leur sortie de l&rsquo;influence fran\u00e7aise. Cette d\u00e9cision a conduit la Mauritanie et le Tchad \u00e0 annoncer \u00e9galement leur intention de quitter cette organisation.<\/p>\n<p>Le retrait de ces pays aura des r\u00e9percussions majeures sur la r\u00e9gion du Sahel, que ce soit en termes de coordination entre ces pays pour lutter contre les groupes jihadistes pr\u00e9sents dans la r\u00e9gion ou en termes d&rsquo;influence fran\u00e7aise et de pr\u00e9sence militaire. Les d\u00e9clarations du Burkina Faso et du Niger ont soulign\u00e9 que l&rsquo;une des principales raisons du retrait \u00e9tait la manipulation de Paris de l&rsquo;organisation et sa tentative d&rsquo;imposer sa pr\u00e9sence militaire \u00e0 travers elle dans la r\u00e9gion du Sahel.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s s&rsquo;\u00eatre retir\u00e9s du G5 Sahel, ces pays ont \u00e9galement quitt\u00e9 la CEDEAO, ce qui aura des r\u00e9percussions strat\u00e9giques majeures, que ce soit sur le plan \u00e9conomique comme mentionn\u00e9 pr\u00e9c\u00e9demment, ou m\u00eame sur le plan s\u00e9curitaire. Par exemple, le Niger est le plus grand pays de la r\u00e9gion de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest et partage des fronti\u00e8res avec 7 pays.<\/p>\n<p>Tout comme les r\u00e9percussions \u00e9conomiques, les implications s\u00e9curitaires sont \u00e9galement tr\u00e8s importantes, car tous les pays partageant des fronti\u00e8res avec le Niger sont confront\u00e9s \u00e0 un probl\u00e8me intensif de militantisme jihadiste, avec la plupart des groupes concentr\u00e9s dans les r\u00e9gions de ces pays adjacents au Niger (nord du Nigeria, nord du B\u00e9nin, est du Burkina Faso, est du Mali, sud de la Libye, ouest du Tchad, sud de l&rsquo;Alg\u00e9rie).<\/p>\n<p>Cela affectera la coop\u00e9ration s\u00e9curitaire au sein de l&rsquo;organisation r\u00e9gionale de la CEDEAO et m\u00eame la coop\u00e9ration au sein de l&rsquo;Union africaine sur de nombreux dossiers.<\/p>\n<h2>Remodeler les alliances r\u00e9gionales<\/h2>\n<p>Apr\u00e8s la menace de la CEDEAO d&rsquo;intervenir militairement pour r\u00e9tablir Mohamed Bazoum au pouvoir, le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont form\u00e9 une nouvelle alliance entre eux sous le nom d\u2019Alliance des \u00c9tats du Sahel\u00a0\u00bb (AES), qui est un accord de d\u00e9fense commune entre les pays avec une forte connotation militaire et sans dimension de coop\u00e9ration \u00e9conomique.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 cela, les transactions entre ces pays se font toujours en Franc CFA, ce qui montre qu&rsquo;ils restent sous l&rsquo;influence de la CEDEAO et de la France, et que le processus de lib\u00e9ration de ces pays de l&rsquo;ombre fran\u00e7aise n&rsquo;est pas encore complet, malgr\u00e9 leurs d\u00e9clarations.<\/p>\n<p>Cependant, au d\u00e9but du mois de f\u00e9vrier, des rumeurs ont commenc\u00e9 \u00e0 circuler sur un accord entre les trois parties concernant une monnaie unique appel\u00e9e \u00ab\u00a0monnaie du Sahel\u00a0\u00bb, qui devrait \u00eatre annonc\u00e9e bient\u00f4t apr\u00e8s que les experts financiers des trois pays aient termin\u00e9 l&rsquo;\u00e9tude de ce sujet.<\/p>\n<p>Certains pays de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest pourraient \u00e9galement se joindre \u00e0 ce projet de nouvelle monnaie pour se lib\u00e9rer de la domination du Franc CFA, qui est imprim\u00e9 par la France et dont les r\u00e9serves en esp\u00e8ces sont \u00e0 Paris. La cr\u00e9ation de l&rsquo;Alliance des \u00c9tats du Sahel et le retrait de la Communaut\u00e9 \u00e9conomique des \u00c9tats de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest (CEDEAO) indiquent un changement dans les alliances r\u00e9gionales.<\/p>\n<h2>Conclusion<\/h2>\n<p>En conclusion, la formation de l&rsquo;Alliance des \u00c9tats du Sahel (AES) entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger, en r\u00e9ponse \u00e0 la menace d&rsquo;intervention militaire de la CEDEAO pour r\u00e9tablir Mohamed Bazoum au pouvoir, montre un changement dans les alliances r\u00e9gionales en Afrique de l&rsquo;Ouest. Malgr\u00e9 cela, les transactions se font toujours en Franc CFA, montrant ainsi une d\u00e9pendance continue \u00e0 la France et \u00e0 la CEDEAO.<\/p>\n<p>Cependant, l&rsquo;\u00e9ventuelle cr\u00e9ation d&rsquo;une monnaie unique appel\u00e9e \u00ab\u00a0monnaie du Sahel\u00a0\u00bb pourrait marquer une \u00e9tape vers l&rsquo;ind\u00e9pendance \u00e9conomique et la fin de l&rsquo;h\u00e9g\u00e9monie du Franc CFA dans la r\u00e9gion. Le processus de lib\u00e9ration des pays de l&rsquo;influence fran\u00e7aise semble en cours, mais il reste \u00e0 voir comment cette \u00e9volution affectera les rel<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cet article aborde le retrait sans pr\u00e9c\u00e9dent du Mali, du Burkina Faso et du Niger de la Communaut\u00e9 \u00e9conomique des \u00c9tats de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest (CEDEAO) et explore ses mul-tiples cons\u00e9quences. <\/p>\n","protected":false},"author":11,"featured_media":10752,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"iawp_total_views":139,"jnews-multi-image_gallery":[],"jnews_single_post":{"source_name":"","source_url":"","via_name":"","via_url":"","override_template":"1","override":[{"template":"1","single_blog_custom":"","parallax":"1","fullscreen":"1","layout":"right-sidebar","sidebar":"default-sidebar","second_sidebar":"default-sidebar","sticky_sidebar":"1","share_position":"topbottom","share_float_style":"share-monocrhome","show_share_counter":"1","show_view_counter":"1","show_featured":"1","show_post_meta":"1","show_post_author":"1","show_post_author_image":"1","show_post_date":"1","post_date_format":"default","post_date_format_custom":"Y\/m\/d","show_post_category":"1","show_post_reading_time":"0","post_reading_time_wpm":"300","show_zoom_button":"1","zoom_button_out_step":"3","zoom_button_in_step":"3","show_post_tag":"1","show_prev_next_post":"1","show_popup_post":"1","number_popup_post":"3","show_author_box":"1","show_post_related":"1","show_inline_post_related":"1"}],"override_image_size":"0","image_override":[{"single_post_thumbnail_size":"crop-500","single_post_gallery_size":"crop-500"}],"trending_post":"0","trending_post_position":"meta","trending_post_label":"Trending","sponsored_post":"0","sponsored_post_label":"Sponsored by","sponsored_post_name":"","sponsored_post_url":"","sponsored_post_logo_enable":"0","sponsored_post_logo":"","sponsored_post_desc":"","disable_ad":"0"},"jnews_primary_category":{"id":"1","hide":""},"jnews_social_meta":{"fb_title":"","fb_description":"","fb_image":"","twitter_title":"","twitter_description":"","twitter_image":""},"jnews_override_counter":{"override_view_counter":"0","view_counter_number":"0","override_share_counter":"0","share_counter_number":"0","override_like_counter":"0","like_counter_number":"0","override_dislike_counter":"0","dislike_counter_number":"0"},"footnotes":""},"categories":[47],"tags":[],"class_list":["post-10749","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-politique"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/qiraatafrican.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10749","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/qiraatafrican.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/qiraatafrican.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/qiraatafrican.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/11"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/qiraatafrican.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=10749"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/qiraatafrican.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10749\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/qiraatafrican.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/10752"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/qiraatafrican.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=10749"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/qiraatafrican.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=10749"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/qiraatafrican.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=10749"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}